La récolte de liège bat son plein

Lorsqu’on sait que notre pays est le 3e producteur mondial de liège après le Portugal et l’Espagne, l’on est dans l’obligation d’axer nos efforts sur une récolte quantitative, mais aussi qualitative. La région de Bgayet est l’aire par excellence de cette matière eu égard à l’étage bioclimatique dans lequel elle se situe. En effet, et malgré que la récolte ait démarré avec un peu de retard, il n’en demeure pas moins que des entreprises publiques spécialisées dans la récolte de liège sont à pied d’œuvre, pour plus d’informations concernant surtout les nouvelles techniques de récolte, nous nous sommes rapprochés des responsables de l’EMIFOR, dont le siège est à Tizi Ouzou. Cette entreprise qui reste de loin « le vieux routier » des travaux forestiers a été désignée pour prendre en charge la récolte de liège dans plusieurs cantons forestiers de la wilaya de Bgayet. « Nous sommes appelés à récolter le maximum de ce produit et les 2 objectifs que nous nous sommes assignés sont de récolter le maximum de liège, mais aussi et surtout de ne plus faire la différence entre le liège mâle et celui de reproduction, ceci à l’instar d’autres nations tel l’Espagne, le Portugal ou le Maroc. Il s’agit la de nouvelles méthodes de récolte et la dernière conférence d’Alger organisée entre la direction des forêts et les entreprises forestières à fait ressortir qu’il n’est plus question de prendre à la légère ces nouvelles méthodes et de porter le choix sur des entreprises spécialisées car nous avons à faire à une matière vivante », dira M Kherfallah, directeur général de l’Emifor de Tizi Ouzou, en tournée dans différents chantiers de Bgayet. Cette entreprise est chargée de récolter 1605 qx et en a déjà réalisé 800 qx. « Nous pensons dépasser les prévisions » précisera notre interlocuteur. A une question de penser à régénérer le chêne-liège M. Kherfallah dira « l’Etat à prévu 20 000 ha de repeuplement de l’espèce ». Aussi, l’Emisor possède sa propre pépinière située à Tagma dans la wilaya de Tizi Ouzou « nous pensons aménager et diversifier la production dans cette pépinière », ajoutera-t-il. Enfin, l’entreprise emploie une main d’œuvre spécialisée. « Ce sont des ouvriers que nous avons formés et nous possédons la main d’œuvre nécessaire pour ce genre d’activité qui demande un maximum de minutie », dira à son tour le directeur technique M. Zemouche. Bref et pour terminer, l’aménagement de nos forêts s’impose et tant qu’il y a des hommes…

A. Nabet