L’université Mouloud-Mammeri de Tizi-Ouzou a renoué, après des mois d’accalmie, avec le cycle de protestation et des mouvements de contestation. Après donc les étudiants de la faculté de médecine qui ont organisé avant-hier, une marche à travers les rues de la villes des Genêts, en solidarité avec les médecins et enseignants de ladite faculté en grève depuis plusieurs semaine, c’est autour des étudiants de la faculté des sciences juridiques qui ont décidé de prolonger le mouvement de protestation pour une autre semaine. En effet, les étudiants contestataires sont depuis mercredi passé, en grève illimitée pour dénoncer l’agression dont a été victime un des leurs dans l’après-midi de mercredi et à proximité du campus universitaire de Boukhalfa. La victime aurait été poignardée par des inconnus alors qu’elle sortait du campus universitaire. L’agression a été donc l’élément déclencheur d’une large mobilisation estudiantine pour demander, ni plus ni moins la sécurisation du campus universitaire. Réunis jeudi passé en assemblée générale, les étudiants de la faculté des sciences juridiques ont décidé d’une grève illimitée. D’autre actions de rue ne sont pas écartées, indiquent les délégués des étudiants. Hier encore, le campus universitaire de Boukhalfa était presque vide. « Nous voulons travailler dans un environnement stable, sécurisé. Contrairement à ce qui est constaté ici, nous évoluons depuis le début de l’année dans un climat d’insécurité qui risque si la situation perdure elle nous conduira vers à l’irréparable », indique un étudiant rencontré sur place. Ce dernier exhortera les autorités de la wilaya d’intervenir pour mettre fin au calvaire que vit la commuante universitaire de la faculté des sciences juridiques.
A. Z.
