Il paye trente-cinq mille dinars contre son gré

On n’aura jamais assez entendu tant que nos services publics et nos administrations ne cessent de patauger dans l’amateurisme et le bricolage, au point où rien ne doit nous étonner. Une patiente admise à la maternité de Boghni et au bout de quelques jours, suite à des complications, elle a été transférée sur Tizi Ouzou. Se rendant au premier hôpital cité, son mari sera informé qu’elle était transférée sur Tizi. Logiquement, c’est la clinique Sbihi qui devait accueillir la patiente. Ainsi, le nommé F. M. s’adresse à cette maternité, connue de tous, et souhaite y trouver sa femme. Mais rien de cela. Le nom de sa femme ne se trouve plus sur le fichier de cet établissement. On l’informe sur les lieux, qu’elle était transférée vers une clinique privée, s’il vous plaît, sans son consentement et sans son autorisation. Ceci par faute places, l’informe-t-on dans cette clinique. Après l’accouchement de sa femme, le malheureux époux fut obligé de débourser la somme de trente-cinq mille dinars (35 000 DA). La réponse de celui-ci était sans doute négative et a beau expliquer qu’il n’était pas avisé de l’hospitalisation de sa femme dans une clinique privée, et qu’il n’avait au fait pris aucun engagement ni signer aucun document le liant avec cette clinique, car la clinique Sbihi n’est pas la seule dans la région, selon l’époux « piégé ». Mais comme la santé de son épouse et son bébé l’intéresse mieux qu’autre chose, et n’étant pas un père à scandales, il a fini par céder et mettre la main à la poche et payer les erreurs des autres. Mais combien sont-elles ces victimes prises dans les griffes de gens sans conscience professionnelle et sans un grain d’humanisme ? Et est-ce que tous les parents de patients sont en mesure de débourser des sommes faramineuses contre leur grè ?Et surtout, qu’on ne dit pas que ça se passe comme ça ailleurs, car les mauvaises habitudes ne doivent pas s’ériger en modèle, et que les malfaiteurs soient pris pour des prophètes.

Salem Amrane