Le premier Conseil des ministre du troisième quinquennat du Président Bouteflika, a été ponctué par l’approbation du plan d’action du gouvernement qui contient en sa majorité le contenu du programme électoral du chef d’Etat, qui, lors de sa campagne, a promis entre autres la création de trois millions d’emplois, l’effacement des dettes des agriculteurs, la revalorisation des bourses des étudiants, ainsi que la réalisation d’un million de logements. Mais ce qui a le plus caractérisé ce conseil, c’est le projet de Bouteflika concernant l’enveloppe de 150 milliards de dollars dans le cadre du plan quinquennal 2009-2014.
A cet effet et lors de cette réunion, le président a été très clair et plutôt direct en exhortant le gouvernement Ouyahia « à plus de constance dans la réalisation des projet et au respect des cahiers de charges » tout en étant ferme avec ses ministres.
Il est vrai que les projets promis par le président pour son deuxième quinquennat ont pris un retard immense à l’instar de l’autoroute Est-Ouest, du métro d’Alger ainsi que du million de logements pour ne citer que ceux-là et Bouteflika n’a pas manqué l’occasion de blâmer les ministres en question. Néanmoins, il a reconduit ses derniers afin d’assurer une certaine stabilité au sein de l’exécutif. Dans ce contexte, Bouteflika a sommé chacun de ses ministres à « assumer leurs responsabilités et rendre compte de l’exécution du leurs programmes et veiller au respect des délais de réalisation » tout en assurant qu’un « système de suivi sera mis en place pour évaluer et juger chaque travail ».
Cette commission surveillera de près chaque ministère en lui exhortant de rendre des comptes, un système qui est pratiqué par les pays occidentaux et cela sous peine de sanction.
Sur un autre volet, il a été question du projet qui tient à cœur au président et qui consiste en la consolidation de la loi portant sur la paix et la réconciliation nationale, où le président, et tout le long de sa campagne électorale n’a cessé d’évoquer : « Il faut aller plus loin que ça, une amnistie générale qui néanmoins devrait être soumise à un référendum populaire ».
Aussi, la modernisation de système financier a été au programme de ce Conseil des ministres tout en insistant sur le développement ainsi que la diversification de l’économie nationale.
Le développement local qui est garant de la création d’emplois a été appuyé par ce plan d’action. « Il faut assurer un certain équilibre entre les régions nord et sud », dira le président.
La consolidation d’un Etat de droit tout en garantissant une bonne gouvernance, tel est le défi des autorités, la modernisation des administrations et la réforme des collectivités locales, un point très important et avec lequel le gouvernement Ouyahia ne badinera pas.A cet effet, le premier ministre avait déclaré récemment que « l’Etat mettra fin à l’administration de la Chipa ». Le plan d’action contient également la promotion des droits de l’homme et de la liberté de la presse où Bouteflika a déclaré, il y a quelques jours que « la loi sur l’information sera revue », tout en approuvant un projet de loi de la Commission nationale consultative de promotion et de protection des droits de l’homme.
Ainsi, le gouvernement Ouyahia qui a été reconduit en sa totalité par le président de la République, aura du pain sur la planche, plusieurs projets en attente de réalisation. Un quinquennat où apparemment personne n’a droit à l’erreur sous peine de sanction et de révocation.
Hacène Merbouti
