Il accroche à l’aide de mousquetons la voile gonflée au moteur propulseur et il réussit en un tour de maître sa rotation. C’est de Aïmed Merabet, à peine âgé de 17 ans, qu’il s’agit et qui faisait partie des cinq stagiaires à avoir réussi leur vol avec moteur lors de la matinée du mardi.
Il serait le plus jeune paramotoriste d’Algérie, selon Samir Sahli, le président du club sportif aérien en parapente et paramoteur de Merdj Ouamène (Amizour), l’association organisatrice en collaboration avec la Fédération algérienne des sports aériens du stage d’initiation en parapente et de perfectionnement en paramoteur qui a lieu sur la plaine de Lota dans la station balnéaire de Souk El Tenine du 11 au 17 du mois courant.
Ils sont une vingtaine dont cinq femmes venus des wilayas de Béjaïa, Ghardaïa, Skikda, Sidi Bel Abbés et Tiaret qui se sont auto pris en charge pour leur hébergement juste pour participer à ce stage très important à leurs yeux. Selon les organisateurs, l’APC d’Amizour a mis à leur disposition un bus pour leur transport et la DJS a pris en charge les deux moniteurs étrangers venus encadrer ce stage.
Effectivement, le volet perfectionnement a été dirigé par deux moniteurs de renom : Yves H et Djilali T, venus spécialement de France pour superviser l’opération et apporter leur savoir et leur expérience aux stagiaires. « Nous remercions les deux instructeurs qui encadrent ce stage, l’APC d’Amizour, la DJS et les autorités qui nous ont apportés leur aide, notamment la Protection civile, la Gendarmerie nationale, la Douane et à leur tête le wali », dira le président du club d’Amizour, créé il y a deux années de cela, lequel encadre une quinzaine d’adhérents permanents qui s’entraînent presque chaque week-end.
D’ailleurs, Yacine et Farid qui en font partie sont intervenus pour expliquer que la voile, appelée parapente, c’est-à-dire l’aile libre, est utilisée pour planer sans moteur et qu’à partir du moment où on l’accroche à un moteur propulseur de 80 ou 120 cm3, on effectue des vols et rotations sur site en prenant de l’altitude jusqu’à moins de 300 mètres pour les amateurs comme eux. Ils rajouteront que durant ce stage, les nouveaux ont été initiés aux techniques de vol et de gonflage et les anciens qui ont participé au premier stage organisé l’été passé auront en fin du présent stage une attestation de perfectionnement de deuxième degré.
A. Gana
