Le procès de deux « émirs » reporté

Devant s’ouvrir hier au tribunal criminel près la cour de Béjaïa, le procès des deux émirs du GSPC accusés de « constitution et d’appartenance à un groupe terroriste armé, destruction de biens publics et détention d’explosifs, d’armes et de munitions », a été reporté à une date ultérieure en raison de l’absence de l’un des avocats de la défense en l’occurrence, l’avocat du terroriste Galmi Saddek.

Les deux « émirs », Moussa Mohamed El-Mekni alias Nouh Abou El-Akouaâ et Galmi Saddek alias Abou Ishak ont été, pour rappel, arrêtés début 2008 au centre-ville de Sidi Aïch. Au moment de leur arrestation, le premier terroriste avait sur lui un pistolet automatique de type « Beretta », des munitions et une grenade de type F1. Quant au second, il portait un pistolet automatique 9mm, 31 balles du même calibre et une grenade de type F1. Ayant rejoint le maquis en 1995 par l’entremise de son cousin Atout Boualem El-Mekni alias Houdhaifa, Moussa Mohamed El-Mekni activait dans la wilaya de Blida. Après la liquidation physique de Mohamed Zitouni, l’ex-émir du GIA, par le groupe d’Antar Zouabri, il s’était rendu en compagnie d’Abderrezak El-Para à Sétif puis à Jijel. En 1999, il a été muté à Sour El-Ghozlane, dans la wilaya de Bouira, et agissait sous les ordres du terroriste Aïssa Bouakria. Il a participé avec le groupe d’El-Para à l’assassinat de 17 militaires avant de s’accaparer de leurs armes.

La même année, il s’est déplacé, lui et son groupe, à Batna pour assister au 2e congrès unificateur du GSPC, où il a été décidé de désigner Abou Massaâb Abdelmadjid, émir du GSPC avant d’être remplacé quatre mois plus tard par Hassan Hettab. Lors du même congrès, Abderrezak El-Para a été désigné, émir de la cinquième région. En compagnie de ce dernier, il s’est rendu dans la région du Djurdjura avant d’observer une trêve de 10 mois pour cause de maladie.

En 2001, il a quitté le Djurdjura en compagnie de sept autres terroristes dont El-Para, pour se rendre dans la wilaya de Tébessa avant de prendre la décision de se rendre au Mali en compagnie de quarante autres terroristes. En cours de route, le groupe a pris en assaut à Hassi Messaoud, une base de la Sonatrach en s’accaparant de 16 véhicules 4 X 4. Des véhicules qui seront utilisés pour se rendre au Mali et acheter deux mitrailleuses, vingt Kalachnikovs, deux mortiers et des munitions. Ils se sont ensuite déplacés vers le Niger pour acheter du matériel de transmission et vêtements.

De retour vers le Mali, ils se sont accrochés avec des militaires maliens.

Au cours de cet accrochage, trois militaires maliens avaient été tués. Durant deux ans, soit de 2002 à 2004, il activait, à Tifra, dans la Katibat Khaled Ibn El-Walid dans les monts de Sidi Ali Bounab avant d’être désigné émir de la sériat libia en 2007.

Il avoue avoir participé à l’assassinat de trente-cinq militaires et cinq femmes à Tebessa, de dizaines de citoyens à travers le territoire national et l’attaque d’un hélicoptère militaire.

Dalil S.