A Aïn El Hammam, d’après ce que nous avons observé, l’entrepreneur s’active à régler certains détails, telles l’installation des volets, des fenêtres et les retouches de peinture. Il y a lieu de noter cependant, que le projet prévoyant cent quatorze (114) locaux a été réduit, presque de moitié. Pour des raisons de stabilité du terrain, nous dit-on, les jeunes de Aïn El Hammam, n’auront finalement, droit qu’à soixante-huit magasins. Si l’on considère que le lieu d’implantation choisi est isolé de la ville, le futur « centre d’affaires », comme se plaisent à l’appeler certains, est voué à devenir plutôt, une zone de dépôts. Malgré tout, les demandeurs ne cessent d’affluer vers les services concernés pour s’informer du devenir des futurs locaux. De jeunes chômeurs nous ont contacté pour nous faire part de leurs craintes de les voir « attribués, sans nous informer ». Pour le moment, ni les critères d’attribution, ni la composition de la commission ad hoc ne sont, encore, portés à la connaissance du public qui espère une certaine transparence. A Akbil, le programme des locaux présidentiels, a été revu à la baisse puisque des 72 boutiques prévues initialement, la commune n’en réceptionnera que 48. Les besoins de l’APC en terrains, pour la construction de logements, auraient dicté cette réduction. Ce qui, de toutes façons, ne se fera pas de si tôt. En effet, après le retard enregistré dans la réalisation du projet, l’APC a procédé à la résiliation du contrat de l’entreprise et relancé un appel d’offres. La même situation prévaut à Ath Bouyoucef qui aurait décidé de confier la construction à une autre entreprise après un arrêt de six mois. Quant à la commune d’Aït Yahia qui devait réceptionner 96 locaux, elle attendra encore, nous dit-on, suite à certaines entraves. Malgré le nombre de chômeurs, sans cesse croissant, aucune commune ne peut, finalement, se targuer d’avoir respecté les engagements des pouvoirs publics, en menant à terme, dans les délais, un projet aussi important.
A. O. T.
