Le village de Sanana va lui aussi bénéficier d’une enveloppe financière de six milliards de centimes pour réaliser des pistes agricoles, l’assainissement et d’autres petites opérations.
Nous sommes en train d’établir des fichiers techniques pour lancer de nombreuses opérations au profit des habitants de ce village où on peut développer l’agriculture de montagne et aider les ménages à lancer par exemple des élevages, nous a dit à ce propos, M. Hamou Didouche, en qualité de maire, profitant de cette occasion, nous lui avons demandé le taux d’avancement du premier PPDRI pour la municipalité. « Ecoutez pour les opérations initiées dans les PCD, nous les avons toutes lancées ».
Il nous cite alors le cas de la réalisation d’une unité de soins. Cette dernière, nous a-t-il fait remarquer, est en cours. Dans le village d’Ighil Bousalmène, car c’est de lui dont il est question, le P/APC nous a déclaré qu’un petit connecteur a été déjà réalisé en plus de l’éclairage public et de l’AEP. Par contre, les opérations programmées dans les PSD sont à la traîne.
A titre d’exemple, il nous a cité le cas des citoyens qui devraient normalement, obtenir des crédits, la BADR s’est rétractée. « Nous essayons de débloquer la situation », a souligné le maire. L’autre problème auquel sont confrontés les habitants de ce village ô combien enclavé est celui des aides à l’habitat rural.
« Nous avons cinquante aides pour ce village, mais cela n’est pas possible pour le moment car les terres sont cadastrées. Mais, on essaiera de trouver un terrain d’entente », a conclu le P/APC. Effectivement, plusieurs localités de Draâ El Mizan sont cadastrées si bien que la procédure est parfois difficile contrairement aux villages où un acte de possession établi sur la base de témoins permet l’obtention de l’aide de soixante dix millions de centimes sans problèmes. En définitive, il faudrait que ces PPDRI soient poursuivis pour que les populations se fixent dans leur région et éviter ainsi l’exode rural.
Amar Ouramdane
