Des résidents désœuvrés, des chiens errants… au centre universitaire !

Les chiens errants et, dit-on, — des « extras » — semblent « investir impunément » les lieux.

Des dérives à prévoir. Pour rappel, la cité en cours de construction, à côté de la cité 2000 lits pour filles, prévue initialement pour les garçons, suscite déjà moult « tensions » entre certaines organisations estudiantines et étudiants.

Ces organisations, dit-on, « défendent le tremplin » que la cité des filles est surchargée, d’où « la nécessité » qu’elle devrait être annexée à celle des filles. Mais, en réalité, rétorquent les autres, cette nouvelle cité sera séparée de la cité des filles. Mais, ces organisations « crient à la mixité » ! Cette tarte à la crème a été à l’origine d’une querelle au restaurant central.

En effet, au mois de mars dernier, l’une de ces organisations, du courant islamiste, avait tenté « de mettre de l’ordre » en séparant les deux sexes dans les files d’attentes au restaurant. Une dispute s’ensuit et qui se dégénérera en bagarre.

Des agents de sécurité auraient été de mèche avec cette organisation, des jeunes désœuvrés étaient venus les « appuyer » et des dizaines d’étudiants ont été l’objet de manœuvres d’intimidations, et agressés.

Mardi dernier, un étudiant a été, parait-il, pris d’une crise épileptique, en l’absence d’un médecin et d’une ambulance sur les lieux, un des étudiants lui a prodigué les premiers secours avant qu’il ne soit transféré une demi heure après à l’hôpital.

Par ailleurs, les étudiants rencontrés sur les lieux ont déploré le manque flagrant d’infrastructures à l’enceinte même du centre.

A titre d’exemple, on apprend qu’au moment où le nombre d’étudiants en Droit dépasse plus de 3 000, la bibliothèque mise à leur disposition n’a pas été étendue. « Outre son étroitesse, elle accuse un manque terrible d’ouvrages », nous dira, Saâdi, étudiant en 3e année de Droit.

Aussi, devant le manque d’amphithéâtres, les étudiants en Psychologie (2e et 3e année) déplorent la surcharge dans leurs salles de cours. Par ailleurs, l’annexe Aïcha Ouakar, ex-ETE, semble lui aussi ne pas aller en pair avec les attentes de ses étudiants.

En plus des salles dégradées, le matériel usé, la cour qui redevient « boueuse en hiver », les étudiants en psychologie et en économie (1re et 2e années) regrettent le manque d’ouvrages dans leurs filières respectives.

Ces étudiants doivent se déplacer jusqu’au centre universitaire, cependant, « ce n’est pas aussi facile car parfois un ouvrage n’a qu’un seul exemplaire donc il faut attendre son tour », dira Nabil, étudiant en 1re année en psychologie. Les étudiants ne cessent de contester cette situation étouffante. « Alors que l’audition aux détenus qui auraient des réclamations à présenter est un droit garanti par la loi. Néanmoins, pour nous étudiants, se serait un idéal de voir de près un de nos responsables », déplore Moussa, 4e année en Droit.

En effet, pour « voir » un responsable, l’étudiant serait impérativement tenu à déposer une demande écrite au préalable. Souvent, en vain. « Car le responsable en question serait en réunion ou en mission… », rajoute Moussa. Son camarade, Rahim, dira : « mais pour raccourcir ce chemin, il faut tout simplement être affilié à l’une des organisations ». Pire que cela, le régionalisme appartient à une époque qu’on croyait être révolue. Enfin, nombreux sont les étudiants qui désapprouvent l’étrange « vide culturel dans un lieu de savoir ! »

A en croire, ces étudiants, les entraves et chantages à l’encontre des associations culturelles, absence d’animation et activités culturelles sont, entre autres, les caractéristiques de « la sécheresse » dont ils souffrent.

Indubitablement, « mener » un cursus dans de pareilles conditions et être, en outre, hanté par le souci « de l’après-fac », l’étudiant d’aujourd’hui semble bel et bien relégué au seuil du minimum vital. Mais, à qui profite cette situation ?

L. M.