Placée sous le signe unificateur autour des valeurs indélébiles des artisans de la guerre de la révolution nationale, la quatrième édition du festival national du chant patriotique initiée pour rappel, par le ministère de la Jeunesse et des Sports, sous le haut patronage du wali de Béjaïa, phase wilayale, s’est déroulée ce vendredi au niveau de la Maison de jeunes d’Amizour qui s’est avérée trop exiguë pour contenir tous les participants venus en masse tenter décrocher ce billet qualificatif aux prochaines joutes. Sous un soleil de plomb et une chaleur asphyxiante, les troupes estimées à plus d’une quarantaine regroupant près d’un millier de jeunes venus des quatre coins de la capitale des Hammadites prendre part à ce rendez-vous historique et culturel rehaussé par la présence des autorités locales, devant un jury composé par des cadres du secteur présidé par M. Agoune Mohand Amokrane (inspecteur de la jeunesse Béjaïa Soummam), n’ont pas fait dans les délais pour entrer dans le vif du sujet et laisser libre cours a leur fierté identitaire tout en plaçant, haut la barre, la valeureuse place des martyrs. En donnant le coup de starter, le P/APC a mis en exergue, la nécessité de placer à l’avant-garde, le passé glorieux de l’Algérie pour bâtir l’avenir tout en rappelant le proverbe de Charles Baudelaire « seule l’histoire n’a pas de fin » dira l’orateur avant d’enchaîner « révolutions populaires notre sève nourricière, maternité immortelle de progrès à visage d’hommes, foyer éternel de démocratie consensuelle où l’identité nationale a droit de cité ou pour toujours l’injustice perd ses quartiers et ou des mains des bâtisseurs d’un monde radieux mûrissent partout les moissons des vœux patriotiques et brillent les soleils infinis de la joie ». Dans un climat d’émulation les troupes alignées ont fasciné l’assistance en interprétant des chants du terroir à l’instar de ceux de Farid Ali, Cherif Khaddam, Matoub Lounès et même en recomposant de la poésie de Mohand U Idir « Eker a mis u Mazigh » (debout fils d’Amazigh) reproduite en beauté par la jeune chorale de la Maison de jeunes de Melbou (nous vivons avec notre langue, demain sera meilleur qu’hier, nous briserons mais nous ne plierons pas, debout fils d’Amazigh notre soleil est levé). Ayant du pain sur la planche, le jury n’a pas pu désigné les deux troupes qui représenteront la ville de Yemma Gouraya, respectivement la première en phase finale prévue pour le 20 août à Ifri et la deuxième aux joutes régionales qui auront lieu dans la capitale de Djurdjura en juillet prochain. En clôturant cette journée mémorable, le Directeur de la jeunesse et des sports qui s’est dit émerveillé par la participation ainsi que l’organisation a rappelé l’objectif de cette opération qui est de rendre un vibrant hommage à tous ceux qui se sont sacrifiés pour que vive l’Algérie debout : « Nourris à la source vive de la révolution, les héros engagés dans l’énergie nocturne et salutaire n’avaient pas que les armes à la main mais surtout la flamme au cœur pour légitimement libérer le pays à jamais des fers de tous ceux qui polluaient l’âme sucrée de l’indépendance de la souveraineté » dira M. Benathmane.
Nous y reviendrons pour le classement final dans notre édition de demain.
Synthèse de Rabah Zerrouk
