Examens de 5e année, promesses tenues

Pour vérifier l’exactitude des promesses faites par la tutelle de l’éducation relatives aux dispositions prises pour garantir le bon déroulement de l’examen d’entrée au cycle moyen, nous nous sommes déplacés au centre d’examen Ounar de Maâtkas, qui a accueilli les 413 candidats issus des différentes écoles primaires de cette circonscription. Après avoir distribué des barrettes de gaufrettes enrobées de chocolat « Twist » aux jeunes candidats, l’ouverture du paquet contenant les sujets à traiter « langue arabe » s’est faite par un élève pris au hasard en présence des autorités locales, du chef de centre, de l’observateur délégué par le ministère de l’Education et bien sûr des candidats et de leurs surveillants. Le coup d’envoi étant donné à 8 heures et demi exactement. C’est à ce moment qu’on signala qu’une candidate accablée par le stress refuse d’entrer en classe, la prise en charge était immédiate et efficace puisque l’élève concernée a rejoint sa salle après seulement quelques instants. M. Becha Amar et son bras droit, l’infatigable M. Benabi et leur staff administratif travaillaient sans relâche et sans négligence pour ne léser personne, ont néanmoins répondu à nos questions. « Pour cette année, les conditions sont toutes réunies, les encadreurs sont en nombre suffisant, le médecin, le psychologue, la sécurité et la Protection civile sont tous de la partie, chacun comme vous pouvez le constater joue son rôle convenablement, ce que je ne comprends pas, c’est pourquoi on nous affecte dans d’autres daïrates ? S’agit-il d’un manque de confiance ? Dans tous les cas, on est là pour travailler, quant à la tutelle, ils doivent penser à nous régulariser et appliquer le régime indemnitaire », dira M. Becha, le chef de centre. M. Benabi enchaînera sur le même ton : « C’est vrai que l’examen de cette année, c’est le top. Il n’y a que la régularisation financière des enseignants qui est oubliée ». Après l’épreuve d’arabe et de calcul, nous avons rencontré le jeune Fakheur Anis qui veut devenir pharmacien, ce petit Med Anis nous apprendra dans un français correct que « les épreuves sont abordables même pour les moins bons ». Signalons également que le repas offert aux potaches était amélioré et équilibré. Pour rendre à César ce qui lui appartient, nous avons le devoir de dire que l’ensemble des concernés ont joué le jeu et ce que la tutelle a promis a été concrétisé.

Hocine Taïb