La subdivision agricole de M’chedallah, 45 km à l’est de Bouira, vient de lancer la campagne de vaccination du cheptel. Les éleveurs de la région ont malheureusement vite déchantés en raison de la réduction de la gamme des vaccins, particulièrement pour l’ovin qui n’a pas bénéficié que d’un seul vaccin (anti-clavelée). Ni ceux (vaccins) de protection contre la fièvre aphteuse, la brucellose et l’antirabique (rage) n’ont été prodigués au cheptel ovin cette année et cela malgré des cas de rage canine (chiens), deux exactement, sont signalés dans la commune de M’chedallah au lieu dit Zouzamane. Au moment où l’Etat a focalisé toute son intention sur la relance de ce secteur, stratégique, qui est l’agriculture en y engageant des enveloppes colossales, voilà qu’au niveau de cette région l’on s’attelle à économiser sur la gamme habituelle des vaccins en le réduisant à sa simple signification. « Est-ce vraiment une manière de contribuer au développement de ce créneau important de l’agriculture ?» s’interrogent les éleveurs qui n’ont d’autres alternatives que de se «rabattre» sur les cabinets privés des vétérinaires pour compléter la série des vaccins indispensables pour protéger leurs troupeaux. Il importe de souligner que ces vaccins sont pris en charge par l’Etat.
Les services agricoles locaux se sont-ils désisté de ce soutien à l’élevage sans aviser les éleveurs, ou y a-t-il anguille sous roche ? Rappelons que la daïra de M’chedallah est l’une des plus importantes régions en matière d’élevage ovin, bovin et caprin à travers la wilaya de Bouira et qui doit bénéficier d’une attention particulière en raison d’une forte concentration du bétail toutes espèces confondues.
Oulaid Soualah
