C’est la coordination syndicale des œuvres universitaires, de l’Union locale de l’UGTA qui est montée au créneau, à travers une déclaration transmise à notre bureau, pour dénoncer ce qu’elle qualifie de négligence « suite au refus du directeur des œuvres universitaires du centre de Tizi Ouzou de prendre en charge les problèmes socio-professionnels des travailleurs ». La coordination syndicale annonce deux journées de protestation pour, aujourd’hui et demain, une action justifiée, selon les termes de la déclaration pour « l’ignorance du respect des négociations arrêtées conjointement avec le DOUC » et surtout « la situation précaire qui prévaut au sein de l’établissement ».
Les rédacteurs de ladite déclaration énuméreront les griefs retenus contre l’administration. « Le retard de la régularisation de 17 mois de salaire des 11 vacataires, le refus de l’installation de la commission des œuvres sociales, la non-confirmation des travailleurs promus durant les années 2007/2008, la non-exécution du dossier de la formation des travailleurs concernés » mais également « la non-association du partenaire social à la répartition des postes budgétaires, pour l’exercice 2009 ».
La coordination syndicale de l’UGTA fait état aussi de la non-régularisation des chefs de section. Les syndicalistes ajoutent qu’un préavis de grève de 8 jours, sera déposée à partir du 13 juin prochain.
La volte-face de l’UGTA à l’université de Tizi Ouzou risque de plonger le campus et les résidences universitaires Mouloud-Mammeri, dans un climat de tension, qui permettra surtout à la communauté estudiantine, surtout en cette période d’examens de fin d’année.
Une action de protestation qui arrive a la fin d’une année qui n’a, haabituellement pas été caractérisée par des mouvements de grève ou de blocage.
Beaucoup d’observateurs estiment, à cet effet, que l’université est en train de vivre une période de transition qui donnera lieu, peut-être, à une normalisation totale à tous les niveaux… à moins que…
Omar Zeghni
