S’exprimant hier sur les ondes de la Chaîne III, M. Faghouli a indiqué que « des efforts importants ont été consentis dans le domaine du raffinage par Sonatrach dont la capacité a atteint un volume de 21 millions de tonnes ».
Il y a lieu de rappeler que le raffinage connaît aujourd’hui une vaste opération de réhabilitation et de modernisation, à la faveur du travail de restructuration, engagé depuis quelques années, par Sonatrach. Ce remaniement a pour objectif de présenter au citoyen un produit de qualité tout en préservant sa santé et son environnement.
Par ailleurs, et en ce qui concerne la production du gaz, l’invité de la Radio nationale a annoncé une production de 30 milliards de mètres cubes de gaz de plus dans les cinq prochaines années à venir.
A noter que cette augmentation portera le volume de production de Sonatrach à 85 milliards de mètres cubes.
Le volume de gaz consommé par le marché national, faut-il le signaler, a connu une croissance considérable. Il est estimé à 24 milliards de mètres cubes dont la plus grande part revient à la production de l’électricité.
M. Faghouli a énuméré les grands projets qui sont en cours de réalisation ou projetés pour les années à venir. « Nous avons en cours de réalisation, le GNL de Skikda qui nous permettra d’augmenter nos capacités de production de près de 4 millions de tonnes vers 2012. Outre l’unité de GNL d’Arzew, attendu pour 2012 qui, elle aussi, participera avec une production de 4,7 millions de tonnes. Il y a aussi le Medgaz, ainsi que le projet Galci dont la réalisation est prévue pour la fin de l’année », a-t-il affirmé. Des projets qui vont permettre à l’Algérie de produire ces 30 milliards de mètres cubes dont il est question.
Nonobstant les retombées de la crise qui ont fait subir des pertes assez importantes à Sonatrach, (soit 4 milliards de dollars), les investissements dans l’industrie gazière de Sonatrach sont toujours maintenus. M. Faghouli explique cet entêtement par le fait que « l’augmentation des capacités de production demande forcément des investissements très lourds, mais, en contrepartie, Sonatrach va devoir opter pour une meilleure valorisation et les meilleurs marchés pour rentabiliser dans les plus brefs délais ces dépenses ».
« L’apport des nouvelles capacités de transport permettra d’affermir notre position sur le marché méditerranéen et d’autres marchés dans le domaine de l’exportation du gaz naturel », a-t-il enchaîné. Il fera savoir par ailleurs qu’ »avec les capacités de liquéfaction actuelles et celles prévues pour les prochaines années, l’Algérie est bien partie pour accéder à des marchés autres que le marché européen « .
L. O.
