A l’occasion de l’ouverture, demain, par le ministre des Ressources en eau, de la 5e édition du Salon international des équipements et services de l’eau, au palais des expositions des Pins-Maritimes à Alger, une conférence de presse a été organisée hier à l’hôtel Sofitel à Alger, par Mme Sylvie Fourn, directrice générale de la division environnement et industrie de la société Reed Exposition France. L’accent a été mis, lors de cette conférence, sur la présentation de cette cinquième édition ainsi que la qualité des participants.
En effet, le Salon SIEE-Pollutec sera organisé cette année conjointement par le ministère des ressources en eau en partenariat avec la société Reed Exposition France. Cet événement qui aura lieu durant quatre jours, du 15 au 18 juin courant, sur plus de 8 000 m2 d’exposition, réunira 312 exposants, dont 60% sont des experts étrangers. Venus d’une vingtaine de pays, ils présenteront une offre internationale et diversifiée d’équipements, de services et de solutions couvrant l’ensemble du cycle de l’eau. Ce Salon accueillera près de 6 000 décideurs et prescripteurs du secteur de l’eau qui viendront s’informer sur les enjeux actuels et futurs de l’eau, en Algérie et dans les pays du Bassin méditerranéen. Dans le même sillage, la présence algérienne à cet événement sera marquée par des agences sous tutelle et les agences de bassin hydrographique, entreprises d’Etat chargées de la réalisation des grands travaux hydrauliques, et des sociétés des eaux et de l’assainissement d’Alger, Oran et Constantine, ainsi que des fabricants et des distributeurs d’équipements nationaux, dont des leaders du secteur et de nombreuses sociétés étrangères de droit algérien. Par ailleurs, deux pays disposent d’importants pavillons officiels, en l’occurrence la France et l’Espagne, grâce au concours actif d’Ubifrance et de l’Institut du Commerce extérieur espagnol (ICEX), dira Mme Sylvie Fourn, avant de poursuivre : « Nous visons, à travers ce genre de salons, à apporter une offre diversifiée et réellement internationale de technologies concernant l’ensemble du cycle de l’eau, et à drainer ainsi plus de visiteurs que les autres éditions ». Dans le même ordre d’idées, la conférencière plaide à l’instauration de la police environnementale. Celle-ci compte des experts qui seront payés par le ministère de l’Environnement, afin de veiller à l’application des normes par les pollueurs. Elle appelle, en outre, à l’instauration d’un système « pollueurs-payeurs », censé sprélever des taxes auprès des industriels pollueurs.
Par ailleurs, cette cinquième édition sera marquée par la présence, pour la première fois, de trois pays, il s’agit en l’occurrence, de l’Inde, de l’Arabie saoudite et des Emirats arabes unis.
Dans le même ordre d’idées, il convient de savoir que notre pays poursuit une politique budgétaire de très grand envergure, d’autant qu’un programme de dessalement d’eau de mer a été engagé et couvrira à la fin de l’année en cours un total de 13 stations, avec une production de 2,26 millions de mètres cubes /jour, dont deux stations sont déjà en production (Arzew pour Oran, et Hamma pour Alger). Le réseau national d’alimentation en eau potable totalise désormais 60 000 km. En outre, concernant le réseau national d’assainissement des eaux usées, notre pays totalise 38 000 km, et le taux national de raccordement à l’égout est de 86%. Enfin, le contexte économique toujours très porteur et la poursuite des investissements, dédiés au secteur de l’eau, notamment au nouveau plan quinquennal 2009-2013, créent un environnement très favorable pour la tenue de cette cinquième édition.
Yahia Maouchi
