Bizarre est ce brusque passage au rationnement d’eau potable après que dans un tout récent passé, ce liquide précieux a posé problèmes aux gestionnaires du secteur qui n’arrivent pas à maîtriser l’extraordinaire débit émanant du captage de la source noire (L’Aisar averkane) au point d’être contraints a procéder le long du réseau au délestage du surplus en divers endroits. Le juste milieu a disparu du système de gestion de l’AEP, de l’abondance on passe directement à la pénurie sans transition par une période d’alimentation régulière telle la transition de l’hiver à l’été en sautant le printemps. Pour justifier ces perturbations certains responsables locaux n’hésitent pas a avancer la baisse du niveau et du débit de la source. Ce qui est faux selon quelques citoyens avisés. La baisse du niveau des nappes phréatiques n’intervient qu’a la fin de l’automne soit dans la deuxième décade de septembre, de plus la baisse du niveau de ces nappes s’opère progressivement, jamais de manière aussi brutale. La cause selon nos interlocuteurs est a rechercher du coté du réglage au niveau des divers répartiteurs qui nécessitent un suivi quotidien, un suivi appuyé par une campagne de sensibilisation de la population aux fins de réduire le gaspillage de cet élément vital. Dans un récent article, nous avons évoqué des sources captées avec leurs réseaux et canalisations toujours en place. Ces sources, dont nous citerons Thala Rana, Thala Bouhreve, Thala N’Teslent, toutes les trois aménagées et canalisées jusqu’au chef-lieu de la commune de Saharidj ainsi que les village d’Ath Oualvane, sont actuellement abandonnées. Ces trois sources regroupées offrent un important débit qui part dans la nature.
Omar Soualah
