Coup sur coup, les services spéciaux de sécurité ont mis la main, lundi dernier, et ce à l’est de Boumerdès, sur six autres suspects de l’ex-GSPC, après y avoir démantelé, deux jours auparavant, un réseau islamiste composé de huit éléments.
Ces dernieres rafles se sont successivement produites à Timezrit et Bordj Ménaiel. Dans la première localité citée, il y eut dans la soirée de dimanche dernier, l’interpellation de deux membres présumés d’un réseau terroriste. Le prolongement de l’action policière eut lieu, juste après, dit-on, à Bordj Ménaiel, avec l’arrestation de quatre autres individus suspectés d’adhésion à la même nébuleuse sanguinaire.
Au total donc, depuis vendredi dernier, 14 autres suspects ont été mis hors circuit, dans la zone s’étendant de Bordj Ménaiel à Dellys, via Baghlia. Mais on laisse entendre que deux autres individus sont toujours en fuite. Les mis en cause sont âgés entre 22 et 45 ans. Ils auraient eu pour mission principale, en tant que relais de la phalange islamiste d’El Ansar, de fournir aux groupes terroristes des renseignements précis pour la planification des exactions, notamment le racket ou les kidnappings, avec rançon. Depuis janvier dernier, pour rappel, et ce parallèlement à la multiplication d’opération, de ratissage des maquis environnants, pas moins de cinq réseaux, de l’ex-GSPC ont été démantelés, à l’est de Boumerdès et dans la circonscription de Draâ Ben Khedda. Ce qui équivaut, au bas mot, à la mise hors d’état de nuire plus de 150 relais de l’organisation terroriste locale d’obédience salafiste.
Salim Haddou
