L’équipe ainsi constituée à laquelle concourait également toute une pléiade d’anciennes et expérimentées à l’image de Djail, ou de jeunes à l’avenir certain comme Ouzegdouh et bien d’autres joueuses du crû qui ont de tout temps fait sa force et face au constat d’absence du Mouloudia (déjà relégué au second plan) elle ne pouvait que s’y substituer et s’imposer au sommet de la hiérarchie avec les quelques rivales comme le GSC, le NCB et à un degré moindre l’ASWB. Quoi qu’il en soit et de l’avis même des observateurs elle ne pouvait aucunement être indifférente et y faire de la figuration dès lors que tous ceux-là l’ont qualifiée pour écraser tout sur leur passage et y jouer forcément des titres. La venue du fin technicien Moulla Athmane était davantage un élément qui plaidait pour ce scénario, mais dont le malheureux et surtout l’inattendu départ prématuré à la veille des play-off a brouillé les cartes d’une équipe certes, aux atouts excellents, mais qui n’avait pas fini d’asseoir sa grande stratégie pour imposer cette prédominance qu’on lui attribuait. Si quelques éléments pour le moins extra-muros n’ont pas favorisé cet objectif, il n’en demeure pas moins que même vu de l’intérieur, et même, au bénéfice de son excellente préparation d’intersaisons, le club n’a pas su atteindre sa totale cohésion, son osmose et assurer la soudure totale entre ses éléments et ses compartiments. La joueuse Belabbès qui n’a pu s’intégrer, n’a pas effectué pleinement sa saison, on la voyait de moins en moins au rôle majeur de passeuse. Madani qui a traversé une période faste de récupération n’est revenue que tardivement à son niveau, de plus sa subtilisation en cours de matchs provoquait en elle une baisse de régime et fatigue. Quant à Hammouche elle a assuré au mieux son parcours de joueuse constante et volontaire, mais dont le rendement ne suffisait pas à assurer les grandes performances. Le Machaël a, en ces joueuses de niveau international le profil d’une équipe qui peut en tous temps et tous lieux imposer sa supériorité, dominer ses adversaires et rafler la mise. Mais le staff technique qui forme d’excellents techniciens doit s’affairer à rectifier les imperfections et insuffler la dynamique de groupe qui a tant manqué. C’est tout le défi auquel doit s’atteler le DTS du club Hamou Kaci, pour renverser tous ces doutes, ces instabilités en une grande réalité. Un challenge plus que jouable, d’autant plus qu’il ne manque que ce peu pour redonner au Machaël toute son aura, et les titres auxquels il postule… et qu’il mérite amplement.
Oulhadj
