La pollution gagne du terrain au centre-ville

La qualité de vie dans la ville de Boghni connait ces dernières années une nette dégradation. Plusieurs facteurs ont contribué pour arriver à cette situation que de nombreux citadins déplorent chaque jour.

En effet, en plus de l’extension urbaine qui a eu pour effet immédiat l’augmentation de la population, avec son lot le problèmes propre au milieu urbain, à savoir l’apparition du phénomène de la violence et autres fléaux sociaux.

Le périmètre urbain et plus particulièrement le centre-ville, a atteint un seuil de pollution à la limite du supportable, ce qui a suscité une grande inquiétude chez de nombreux citoyens soucieux de préserver un peu de leur cadre de vie. Lorsqu’il s’agissait de la pollution qui touchait le milieu naturel, notamment les cours d’eau affectés par les pollutions de diverses natures, rares sont les personnes qui se sont plaintes des dégradations enregistrées, mis à part, le mouvement associatif. Mais, aujourd’hui, avec une circulation automobile qu’on arrive pas à réguler à cause de l’absence d’un vrai plan de circulation, puis en raison de l’inexistence de voies d’évitement pour contourner le centre-ville, c’est toute l’étendue allant du lycée Zamoum jusqu’au quartier de la gare, en passant par les principales artères, qui tend à devenir une zone où l’air est mélangé à l’oxyde de carbone, dégagé par les milliers de véhicules qui sillonnent la ville à longueur de journées.

De plus, d’autres citoyens ont attiré notre attention sur un autre genre de pollution qui est en train d’empoisonner la vie de tous les habitants des quartiers de Boghni.

Il s’agit en fait, de la fumée toxique qui provient de la décharge communale d’Ichiouache, lorsque il arrive que des feux de déclarent dans les monticules d’ordures ménagères déversés quotidiennement par les camions de collecte d’ordures de la municipalité. En cette période estivale, le phénomène des incendies est récurent, poussant ainsi les gens à s’interroger sur les causes qui sont à l’origine de la déclaration des feux. Tout compte fait, pour les habitants de Boghni, la fumée qui se prolifère au fil des heures, commence à devenir un danger sur la santé publique, surtout lorsqu’on certains souffrent de maladies respiratoires.

M. Haddadi