Des dizaines de voyageurs bloqués à l’aéroport de Paris

Les passagers d’un vol en partance pour Béjaïa sont bloqués, depuis avant hier à Paris, en attendant de rentrer en Algérie. Ils sont plusieurs dizaines à avoir prévu d’embarquer lundi, à bord d’un vol commercial de la compagnie française, Aigle Azur, avant de déchanter. Le vol n’a carrément pas pu décoller de l’aéroport parisien. Ce n’est pas à cause d’une panne technique mais faute d’une autorisation des autorités algériennes. La DGAC refuserait, selon nos informations, d’accorder audit vol, son atterrissage en terre algérienne. Il s’agit, dit-on, d’un vol programmé dans le cadre du programme spécial été 2009, à travers lequel la compagnie Aigle Azur a, dans un souci de répondre à la demande croissante des émigrés algériens qui rentrent en nombre en cette période de vacances, prévu des dessertes supplémentaires. Donc tout ce qu’il y a de plus normal, d’autant que le procédé passe presque pour une tradition, et pour la compagnie qui a toujours tenu à répondre positivement à la demande de nos concitoyens, et pour ces derniers qui parviennent alors à dénicher des places pour rendre visite aux leurs en pareilles périodes d’affluence. Mais si par le passé, tout se déroulait normalement, il semblerait que cette fois, les choses sont loin de se passer de manière à soulager tout le monde. Lundi, on a parlé de « refus d’accorder une piste d’atterrissage » à ce vol qui devait atterrir à Béjaïa. Et il se pourrait que tous les vols, envisagés nouvellement dans le programme spécial été de la compagnie, subissent le même sort, si les autorités algériennes ne consentent pas à délivrer les autorisations nécessaires. Dans le tas, ce sont les usagers algériens qui se retrouveront pénalisés et à subir au moins les désagréments de ces annulations de dernière minute, pire à être carrément privés de rendre visite aux leurs. Parler alors de « privilégier la destination Algérie » serait une autre histoire…

Djaffar C.