Lors de sa communication, l’orateur a tenu à rappeler que le système LMD qu’il a introduit depuis 2004 à l’université de Béjaia, a commencé à porter ses fruits, d’autant que cette université a vu la sortie cette année de la première promotion mastère composée de 500 étudiants. Dans le même sillage, l’orateur dira que ce système a connu des échos favorables chez les nouveaux bacheliers : « A vrai dire le nombre d’étudiants qui ont opté pour ce système a dépassé les 87% pour l’année précédente, alors qu’il n’avait pas dépassé les 25% durant l’année 2004. Pour cela, on doit basculer totalement vers ce système, qui représente une véritable performance pour nous adapter au marché de l’emploi», révèle-t-il. Il convient de savoir, par ailleurs, que l’université de Béjaïa est l’une des pôles universitaires les plus développés au niveau national par ses collaborations avec 52 universités étrangères, sa qualité d’enseignement et la notoriétés de ses enseignants.
Il reste que la clef de réussite, selon l’orateur, est la qualité. Pour cela, l’université de Béjaia dispose d’une charte de qualité et de formation, au profit de ces enseignants ainsi que pour leurs étudiants. Interrogé sur la politique de son université, ainsi que ses principaux partenaires, le recteur estimera que les responsables «œuvrent depuis au moins quatre ans à créer les synergies indispensables entre les entreprises économiques, les collectivités locales et la communauté universitaire afin de trouver ensemble les voies et moyens adéquats pour booster le développement local et régional.» La démarche a rencontré, il faut le souligner, un grand intérêt. Jeter des ponts entre ces trois partenaires revient à insérer l’université dans son milieu naturel et économique car le triptyque universités-entreprises-pouvoirs publics constitue le socle même des pôles d’excellence et de compétitivité. C’est dans cet objectif que le nouveau campus d’Aboudaou abritera, mardi et mercredi prochains, la troisième édition du Forum de Béjaïa qui sera consacrée, selon M. Merabet, cette année aux rapports entre la recherche universitaire et le monde productif.
Cette rencontre annuelle entre les trois partenaires poursuit, pour rappel, plusieurs objectifs dont l’amplification des relations entre le secteur industriel et les universités par un transfert de compétence et de savoir-faire des laboratoires de recherche vers les acteurs économiques, l’orientation et l’insertion professionnelle des étudiants diplômés, le soutien à l’émergence des entreprises innovantes, l’encouragement des échanges de coopération entre formateurs et employeurs et l’enracinement de l’esprit d’entreprise chez l’étudiant.
Outre sa mission classique qui consiste à produire, conserver et transmettre le savoir, l’université a aujourd’hui le devoir d’apporter sa contribution au développement et de participer à l’insertion professionnelle de ses diplômés, tient-il à ajouter. Pour cette fois, une quarantaine d’entreprises, dont Sonelgaz, Algérie-Télécom, la SAA, l’EEPAD, le groupe Ferphos, Condor Electronics, Anabib et BMT (Béjaïa Mediterranean Terminal), ont confirmé leur participation à cette rencontre. Exposer leur politique de recrutement aux étudiants et aux chercheurs, renforcer leur notoriété grâce aux supports et outils de communication mis en place à cet effet, prospecter un gisement de compétences et nouer des relations d’affaires avec d’autres entreprises présentes figurent en tête des préoccupations de ces entités économiques. En outre, l’université de Béjaïa s’apprête à signer un important contrat de recherche-développement avec le groupe Ferphos et des conventions de partenariat avec l’EEPAD, l’ENG (granulats) et Verital d’Alger. Bref, l’université de Béjaïa, entend valoriser et optimiser ses performances dans des domaines différents, tels que les sciences exactes, sciences de l’ingénieur, sciences sociales, économiques, juridiques, information, informatiques, autant de savoirs et de connaissances déjà réinvestis ou en attente de l’être dans des projets de l’environnement socio-économique.
Yahia Maouchi
