Le satisfecit de la CAP

« L’Etat soutient les entreprises algériennes, et ce, en classifiant et en formant les travailleurs et tout en déployant les moyens disponibles pour une amélioration de la production des entreprises et de l’économie algérienne en général, pour le développement du pays, le cas du monde capital ». C’est ce qui ressort de la conférence de presse organisée, hier, au siège de la Confédération algérienne du patronat (CAP), à l’hôtel El-Aurassi.

Cette rencontre a été consacrée à la mise en place du programme final d’application du contrat national.

Interrogé sur l’augmentation des salaires, le président de la Confédération algérienne du patronat a répondu qu’il n’est pas contre l’augmentation du salaire national minimum garanti (SNMG) des secteurs public et privé, mais à des conditions. Il s’agit de la formation et de la classification des travailleurs. Au cours de cette rencontre, Boualem M’rakach a estimé que les responsables fédéraux viennent de préparer un programme de la CAP afin de parler d’une façon démocratique sur les problèmes des entreprises algériennes. A cet effet, l’Etat a procédé à la création d’un commission dans le but d’étudier le dossier relatif aux problèmes des entreprises algériennes et il a été déposé par la suite au niveau du gouvernement. L’Etat a reconnu que les problèmes dans lesquels pataugent les entreprises algériennes sont les problèmes du pays. Devant cet état de fait, les autorités ont pris la décision d’aider les entreprises algériennes à se développer et à produire. Dans ce sens, Boualem M’Rakach a souligné que »les entreprises étrangères reçoivent leurs aides par le financement, cependant notre pays demande uniquement l’accompagnement et le suivi des entreprises ». En effet, l’Etat oblige le partenaire étranger à ouvrir son capital à hauteur de 51% pour l’entreprise algérienne. « Le contrat national qui est en cours d’application contient tous les points concernant l’aide de l’Etat pour les entreprises durant les années à venir « , a affirmé le président de la CAP.

Et de réitérer sa volonté d’augmenter les salaires publics et privés. La CAP est favorable à toutes discussions en ce sens à condition que cala soit dans de bonnes conditions, notamment la garantie de la formation, l’évaluation des travailleurs et l’amélioration des entreprises.

Mahdjouba Aggab