Pour le développement de la recherche scientifique, l’Etat a débloqué 100 milliards de dinars, a indiqué, hier, un représentant du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. S’exprimant à l’ouverture des premières assises nationales de la recherche en sciences médicales à l’Unité de développement des équipements solaires (UDES) de Bou Ismail (Tipasa), Arouag Hafid, directeur général de la recherche scientifique et du développement technique au ministère, a précisé que cette enveloppe débloquée au titre du plan quinquennal 2009-2014 (dont 16 milliards de dinars pour l’année 2009) sera consacrée à la création d’unités de recherches dont six seront destinées aux sciences médicales.
Il a ajouté qu’il a été décidé de la mise en place prochaine de trois centres de recherche spécialisés en sciences médicales, localisés respectivement à l’est, au centre et à l’ouest du pays.
Après une évaluation de la situation en matière de recherche scientifique pour le secteur des sciences médicales, le même responsable a indiqué que plusieurs unités de recherche – une unité spécialisées dans les maladies infectieuses et virologie à Blida, une autre en biologie moléculaire à Alger, une unité en biotechnologie à Constantine, une en immunologie à Tizi-Ouzou et enfin une chargée de la préservation des souches à Mostaganem – seront mises en place.
Le représentant du ministre a reconnu, toutefois, qu’il existe un déficit en matière de recherche en sciences médicales, qui sera pris en charge, selon lui, à travers le lancement de ces projets et sur la base des propositions qui seront faites lors de ces assises nationales. Celles-ci, qui regroupent une centaine de chercheurs, professeurs médecins et de représentants des pouvoirs publics, seront une opportunité pour faire un état des lieux de la recherche en sciences médicales et proposer des solutions pour être en conformité avec les objectifs de la loi sanitaire. En outre, la direction de la recherche scientifique et du développement technologique, qui organise ces assises, dira qu’il existe un décalage entre l’état de la recherche en sciences médicales et les objectifs de la loi d’orientation sanitaire (2009/2014) qui vise à améliorer la qualité de soins et la couverture sanitaire en Algérie.
Pour mieux illustrer cette situation, les responsables de la DGRSDT ont signalé que sur les 2196 maîtres assistants en sciences médicales recensés en Algérie, seuls 250 sont inscrits en thèses et le même déficit est constaté pour les docents qui sont au nombre de 148 pour 450 professeurs.
Durant les deux jours de travaux, les participants venus d’Algérie, de France, de Suisse, de Grande-Bretagne, des USA et du Canada réfléchiront à la mise en place d’une stratégie pour la mise en œuvre d’un programme national, la constitution de groupes de veille scientifiques à travers les URSAD, le développement de la formation à la recherche et celle d’une élite et enfin la définition de programmes nationaux de recherches concertés.
Y. M.
