Les habitants de la commune d’Ouled Rached paraissent être convaincus que l’incarcération de D. R, receveur au niveau de la poste du chef-lieu de la commune, n’a pas « le sort qu’il mérite » ! En effet, son incarcération a suscité un profond émoi parmi la population. Pour rappel, D. R était le receveur de la poste d’Ouled Rached depuis 1981. Cependant, le 28 janvier dernier, des contrôleurs dépêchés par la direction d’Algérie Poste, en effectuant une inspection dite de routine, ont découvert « un trou dans la comptabilité ». Par conséquent, le directeur du secteur de la wilaya de Bouira a été saisi de cette « affaire ». Ce dernier a déposé une plainte contre ce receveur mis en cause et l’a suspendu de ses fonctions. Ladite poste a été fermée pendant plusieurs jours. Accusé de détournement de deniers publics et de mauvaise gestion, une somme estimée à plus de 1,25 million de dinars aurait été détournée. De sources dignes de foi affirment que ce fonctionnaire, aurait été « l’objet d’abus de confiance ». Profitant, probablement de sa gentillesse, il aurait eu le tort et « l’habitude » à verser des sommes d’argent aux clients avant même que l’échéance de leurs paies ou mandats soient arrivés ! Incarcéré depuis le 20 juin dernier et en attendant le verdict de la justice, « pratiquement ce sont tous les villages qui se sont mobilisés pour apporter leur soutien, symbolique soit-il, pour l’un de nous », nous dira l’un des initiateurs de ce mouvement de solidarité. Dans le document en question, les signataires attestent que cette personne ayant toujours « prouvé sa bonne conduite et animé de nobles valeurs » envers autrui. Ainsi, disent-ils « c’est une personne exemplaire en terme d’honnêteté ». Par conséquent, il n’a jamais fait l’objet de « défaillance » dans ses fonctions et les tâches qu’il a assumées depuis 1981. Fils de chahid et père d’une nombreuse famille, les habitants d’Ouled Rached estiment nécessaire sa libération ou du moins qu’il puisse « bénéficier de circonstances atténuantes en attendant son procès ».
L. M.
