Le calvaire des habitants de la rue Aïtout

La trentaine de famille qui habitent l’immeuble Zaouch, immeuble de 5 étages sis à la rue des chouhada Aïtout qui longe la clinique d’accouchement de Targa Ouzemour à Bgayet, vivent, selon les déclarations des résidants un véritable calvaire depuis au moins deux mois. La cause en est qu’au bas de l’immeuble, sous le rideau métallique fermé d’un garage, sortent, par suintements, des eaux usées, visqueuses et nauséabondes à soulever les cœurs les mieux accrochés. A la longue, les eaux ont fini par envahir le trottoir où elles ont formé une mousse verdâtre de moisissures et la chaussée où elles ont creusé ça et là des mares. Les riverains se plaignent du fait qu’ils ne peuvent ouvrir leurs fenêtres à cause des odeurs fétides qui s’en dégagent et des moustiques qui leur empoisonnent le vie. Il va sans dire que les puanteurs et les moustiques s’invitent aussi à la clinique d’accouchement riveraine de la même rue, remplie de bébés qui viennent tout juste de naître. La cassure du collecteur des eaux usées de tout l’immeuble se trouve à l’intérieur du garage fermé, dont le locataire bien qu’informé de la situation refuse, selon les dires du bâilleur, de se présenter et de réparer la fuite. Le propriétaire de l’immeuble, qui vit le calvaire comme tout le monde, vu que le locataire a un bail en cours de validité, refuse lui aussi de faire sauter la serrure du rideau métallique de crainte d’être accusé de violation de domicile. Prenant leur mal en patience, les habitants de l’immeuble se sont contentés d’alerter les services d’hygiène de l’APC, le P/APC de Bgayet, les services de la DRAG et ceux de la DSP… Et, ils attendent.

B. Mouhoub