De nouveaux projets pour sortir de l’isolement

Commune rurale et montagneuse, Taourirt Ighil qui a longtemps vécu dans l’isolement et le dénuement, veut rattraper son retard en œuvrant notamment à retrouver sa vocation de région agricole et même touristique. Cette commune compte 6740 habitants, regroupés essentiellement dans douze localités en plus du chef-lieu communal Taourirt Ighil. Elle est située à l’est de la daïra d’Adekar, sur un relief fertile et boisé, ce qui lui confère des potentialités touristiques importantes. Parmi ses sites exceptionnels, il y a le lac de Cheurfa, d’une beauté féerique, situé à quelques 7 kilomètres à l’est de chef-lieu et à une encablure de la RN 12, ajouté à cela, l’ancienne caserne de l’armée française qui se trouve au chef-lieu à 1000 mètres l’altitude au milieu de forêts denses. Selon le P/APC de la commune, un ensemble de projets vont permettre à la commune, sans doute, de sortir de l’isolement et prendre le train de développement.

En effet, dans le chef-lieu de la commune, des travaux de viabilisation des artères de ce nouveau centre urbain sont lancés, la poste avec une autre configuration serait prête à ouvrir ses portes très prochainement, selon l’entreprise chargée de sa réfection. Il est prévu ainsi l’installation d’une unité de soins avec un médecin et un infirmier, en outre l’inscription d’une cantine à l’intérieur de CEM, dont le choix de terrain est déjà fait apprend-on.

La zone d’activité qui est située au côté sud-ouest du chef-lieu, est prise en charge au niveau de la wilaya et le wali l’a considérée comme vitale lors de sa visite dans la région, en novembre dernier, et figure parmi l’une de ses priorités. Selon les mêmes sources, plusieurs projets verront le jour très prochainement telles qu’une nouvelle école, une bibliothèque communale et une brigade de gendarmerie.

Abordant le secteur de l’habitat, le déficit signalé en matière de logements toutes formes confondues dans la nouvelle-ville de Taourirt Ighil, sera rattrapé, à en croire les dires des représentants du mouvement associatif de la commune, qui parlent d’un programme consistant promis par le wali pour rattraper les retards dans ledit secteur.

D’autres programmes (PCD, PPDRI…) sont, soit achevés, soit en cours de réalisation ou sont réceptionnés dans l’ensemble des villages de la commune, tels que ceux de Cheurfa, Iksilen… « Nous sommes parmi les communes qui ont consommé l’ensemble de ses enveloppes financières, la meilleure façon de notation de notre efficience », dira M. Ali, le P/APC. « Et nous devons ainsi demander d’autres projets pour la mise à niveau en matière de développement pour l’ensemble de nos villages », ajoute notre interlocuteur.

M. Chikhi