C’est le sauve-qui-peut général

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Le verdict est tombé il y a quelques semaines pour ordonner leur réintégration immédiate avec dédommagements (40 000 DA chacun), a-t-on appris d’une source fiable. Mais ces employés en gain de cause judiciaire n’ont véritablement pas gagné grand-chose du fait que leur unité se trouve en mauvaise posture économique avec un avenir incertain. Le signe fort de ce malaise généralisé de cette unité qualifiée de “pionnier du carreau sol et Algérie” est celui affiché par la quasi-totalité de ses employés permanents ayant opté pour une cessation totale d’activités avec payement de leurs droits. Incroyable mais vrai, en ces moments de chômage, des travailleurs ayant perdu tout espoir d’un avenir meilleur de leur usine demandent à partir. C’est lors d’une AGE provoquée par la direction, le 11 juillet dernier, que 87 employés sur un effectif global de 103 carreleurs ont voté pour une cessation d’activité contre 23.

Le même scénario s’est produit au sein du conseil d’administration de la Socerca qui s’est réuni, mercredi. Hormis la décision des dirigeants de l’unité de donner un nouveau souffle à l’entreprise, les autres membres préfèrent rendre le tablier et quitter les lieux.

Un trou financier vient corser le tout

Sur ordre de la direction de l’unité Socerca Amizour de présenter ses bilans, le comité de participation gérant les affaires sociales des travailleurs aurait découvert un trou financier de 90 millions de centimes que les membres de ce comité n’arrivent pas à justifier, croit-on savoir. Cela s’est passé il y a trois mois. Une expertise judiciaire ayant déclenché une audition confirme les faits et l’organisme employeur somme les gérants de l’argent des travailleurs de rembourser cette somme.

Dans la foulée, le président du comité de participation de ladite unité est suspendu par sa direction qui l’accuse d’avoir utilisé “frauduleusement” un cachet. Ledit fonctionnaire occupe aussi le poste de délégué chargé de l’organique.

Nadir Touati

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