Un villageois libéré contre une forte rançon

Maintenu en captivité durant une semaine, par un groupe terroriste, le nommé Rabah A., 45 ans, a été relâché avant-hier vendredi, à l’intersection de Cap Djinet. Gérant d’une manufacture locale de produits laitiers, ce villageois a été enlevé par un groupe d’individus armés au début de la semaine passée, en sortant de la mosquée de Bordj-Ménaïel, après l’accomplissement de la prière de l’Ichaâ. Ses ravisseurs, qui l’ont conduit sous la menace à bord d’une voiture vers une destination inconnue, sont, aussitôt entrés en contact avec ses proches, pour exiger, a-t-on signalé, une rançon de deux milliards de centimes. Trois jours plus tard, ladite somme a été revue à la baisse. Les auteurs du rapt, en question, ont finalement relâché leur otage, sans que l’on sache s’ils ont obtenu la rançon réclamée. Les derniers kidnappings avec rançon, enregistrés à l’est de Boumerdès, remontent au mois de ramadhan 2008. Deux rapts terroristes avaient eu lieu, alors, successivement dans la localité de Naciria. Mais auparavant, notamment entre 2005 et 2007, pas moins d’une quarantaine d’enlèvements suivis d’exigence de rançon avaient eu pour théâtre les communes de Timezrit, Chabet El-Ameur, Taouga Naciria, Thénia et Tidjelabine. D’importantes mesures ont été prises par les autorités sécuritaires et judiciaires pour empêcher ce type d’exactions que planifie l’ex-GSPC pour renflouer son trésor de guerre. A Boumerdès, particulièrement, de telles mesures ont permis d’enrayer ces coups brutaux.

Salim Haddou