L’UGTA appelle à un rassemblement devant le siège de la Protection civile

Lors d’une réunion tenue le 6 juillet dernier avec les unions locales durant laquelle la situation socioprofessionnelle qui prévaut au niveau de la wilaya a été passée en revue, l’union de wilaya UGTA de Béjaïa a lancé un appel à tous les conseils syndicaux des entreprises et de la Fonction publique pour un rassemblement devant le siège de la direction de la Protection civile, durant la journée d’aujourd’hui, lundi, à partir de 10 heures afin d’exiger la réintégration des cinq travailleurs dont quatre syndicalistes de cette institution suspendus arbitrairement de leur travail depuis deux années.

Malgré des jugements rendus en leur faveur, ces derniers ne sont pas encore réintégrés et la situation sociale de leurs familles se détériore de jour en jour. « Nous n’avons pas le droit de les laisser seuls et ils risquent d’être oubliés. Malgré les décisions de justice, l’engagement du directeur général de la Protection civile auprès du secrétaire général de la centrale syndicale de régler le problème, ils sont toujours dehors et cela dure depuis deux années », dira le secrétaire général de l’union de wilaya UGTA de Béjaïa, Fatah Boubalou.

Ces derniers ont été suspendus, selon ce dernier, par rapport à leur activité syndicale et il n’a pas omis de le rappeler dans la déclaration où il met en exergue le fait que ces derniers aient été suspendus pour avoir défendu corps et âme les intérêts moraux et matériels de leurs adhérents.

Le rédacteur de cette déclaration dénonce le blocage délibéré du règlement de la situation des syndicalistes de la Protection civile et exige leur réintégration sans conditions ainsi que le règlement de tous les problèmes posés.

Ces derniers qui ont été débattus durant la réunion tenue concernent surtout le harcèlement des ex-syndicalistes de l’ETR, le payement des arriérés de salaires des travailleurs de l’ETDE et sa reprise par l’Etat, le droit à l’exercice syndical au niveau du secteur de la santé, la réintégration des contractuels de l’Erenav et l’arrêt des tentatives de destruction de cette entreprise et enfin l’effacement des dettes des entreprises en difficulté notamment celles du secteur du textile.

A. Gana