Les habitants de Michelet appréhendent toujours la période des vacances, avec l’afflux de ses enfants qui rentrent au bercail. beaucoup de choses changeant inévitablement avec cette population doublée soudainement et les fêtes qui se succèdent à un rythme effréné, induisant les dépenses les plus folles. La monotonie routinière, caractérisant le village pendant dix mois change brusquement, laissant place à une atmosphère festive que seul l’été draîne dans son sillage. Les fêtes non stop, les DJ et le « Tbell » raisonnent des quatre coins des hameaux. Comme disent les arabes « celui qui donne la fête n’est pas pauvre ». Cela se vérifie quotidiennement. On ne lésine pas sur les dépenses pour marquer les esprits des villageois.
Chacun veut marquer les esprits par sa fête qui doit, incontestablement, faire de l’ombre à celle du voisin. On se dame le pion, on rivalise, à coup de soirées dansantes qui durent, jusqu’au matin, et des repas somptueux quel qu’en soit le prix. Le marché n’arrive plus à satisfaire toutes ces cuisines en fruits et légumes où on prépare les repas par centaines, voire par milliers. Les haricots, les carottes, la courgette, la salade, s’achètent par caisses entières, sans parcimonie. « Mieux vaut en avoir en trop que d’en manquer », entend-on dire, souvent. On ne doit, tout de même pas rater la fête à cause de quelques millions. Le marché, suivant la loi de l’offre et de la demande, suit une courbe ascendante. La hausse des prix qui démarre dès le mois de juin, suite à cette augmentation périodique de la population, ne connaîtra de répit qu’avec l’arrivée de l’hiver.
Entre-temps, elle atteindra des pics records durant le mois de carême. Pour le moment, la carotte se négocie à…60 DA le kilo et les haricots à 100 DA. Alors que le citron ne veut pas descendre des 200 DA, les œufs frôlent les 300 DA.
Quant au poulet, il a fini par s’envoler atteignant les 330 DA. Des prix à vous donner le tournis. On attend avec impatience le mois de septembre qui verra baisser, cette température. Mais, comme d’habitude, il ne sera pas dit que l’été s’en ira sans avoir déplumé bon nombre de citoyens.
A. O. T.
