C’est une première à Tala El Vir, dans la commune de Boudjellil : une salle de soins a été retenue dans le cadre du PPDRI au profit des habitants. D’aucuns reconnaissent qu’elle est le résultat d’une lutte de grande haleine des citoyens qui a fini par payer. De même que le projet, dit-on, arrive à point nommé pour donner une chance inouïe aux habitants jusque-là défavorisés d’avoir un meilleur accès aux soins dits de base. Selon un élu, dès lors qu’elle sera réalisée, l’infrastructure accueillera les patients en quête d’un pansement ou d’une injection. Ce sont surtout les malades chroniques et les habitants non véhiculés qui vont profiter de l’unité de soins retenue. Pour rappel, les habitants jusqu’alors exprimant un moindre besoin sanitaire (mesure de la tension, désinfection d’une plaie, réalisation d’un vaccin pour les enfants) étaient dans l’obligation de faire d’éprouvants déplacements à travers lesquels ils devaient inévitablement dépenser leur temps et leur argent pour accéder aux soins préliminaires. C’est dire donc que cette première structure sanitaire à voir le jour depuis 1962 a le mérite d’apporter un plus significatif à même d’améliorer le cadre de vie des citoyens qui donne l’air de s’être figé depuis une quarantaine d’années.
La cadence des fêtes s’accélère
Le train-train des fêtes populaires a commencé aux premiers jours de juin. Avec la frénésie d’obtenir une salle, un orchestre ou des cuisiniers pour célébrer avant l’avènement du Ramadhan, les festoiements ont progressivement atteint leur rythme de croisière à la mi-juin. Les fêtards juilletistes semblent avoir été plus nombreux. Ces derniers jours, le rythme des fêtes célébrées avec plus d’apparat et davantage de démonstrations de richesse s’accélère. On en est à cumuler pas moins de trois fêtes de mariage ce week-end. Ceux qui organisent n’ont pas fini de bousculer les traditions et les gestes rituels des ancêtres pour les remplacer par des créations nées d’un métissage de cultures orientales ou occidentales. Les festivités tiennent leur caractère oriental du fait qu’elles ont tendance à durer 7 jours et 7 nuits comme dans les contes merveilleux et enchanteurs des dynasties orientales qui se sont succédé à travers les âges. Quant à la ressemblance étrange avec les fêtes occidentales, c’est dans la mixité, les veillées dansantes et arrosées jusqu’au petit matin au rythme infernal des disc-jockey. C’est dommage en ces temps de disette pour les couches défavorisées qui se mesurent désespérément aux gens aisées qui festoient en dépensant des sommes de plus en pus faramineuses pour produire la sensation à la mesure de leur puissance financière. Les fêtes continuent à défiler avec leur lot de dépenses infernales et de nuisances nocturnes agaçantes. Elles font grincer des dents mais laissent impassibles les citoyens et les pouvoirs publics. Elles sont considérées comme des occasions où il faut s’attendre à tous les abus. Sur les routes, les cortèges se font dans des conditions de course éffrenée, où les fêtards se permettent impunément toutes les périlleuses infractions aux règles de circulation sans être inquiétés outre mesure.
Z. Z.
