« Souk sur voie carrossable »

Décidément les marchands, informels, des fruits et légumes ne s’encombrent d’aucun état d’âme pour écouler n’importe où leurs marchandises. Même la canicule ne les dissuade pas à aller investir les trottoirs. Après un moment de répit, ces marchands sont revenus à la charge du bitume des quartiers les plus fréquentés de la ville de Aïn Bessem. De loin, leurs quartiers favoris restent ceux « entourant » les deux mosquées du centre-ville. Là, les fruits et légumes, surtout les fruits, débordent jusqu’au milieu de la voie corrosable. Du coup, la circulation automobile devient quasiment impossible. Mais, au-delà de l’étranglement des voies que la situation génère, la menace pèse sur la santé publique. Toute cette marchandise exposée à ciel ouvert et, qui plus est, sous le poids d’une chaleur dépassant les 40 degrés, ne peut inévitablement ne pas avoir des répercussions sur la santé du consommateur non averti à l’exemple de ces petits gosses qui raffolent de ces petits melons que les marchands leur cède à hauteur de dix dinars la pièce. Cette situation perdure jusqu’après la prière d’ »el icha » : les fidèles sont les clients favoris de ces trottoirs. Une fois, leurs marchandises emballées approximativement, les marchands rentrent chez eux en laissant derrière eux des déchets et des odeurs insupportables qui feront la joie de toutes sortes d’insectes et des rats. Dès lors, ce sont les riverains qui en pâtissent.

B. D. B.