Des ordures à tous les coins de rue

On ne peut pas faire quelques mètres, sans que nos yeux ne soient agressées par ces tas d’ordures qui ne semblent incommoder que les locataires, les plus proches.

Dans chaque coin et recoin, des tas plus ou moins importants, de détritus de tous genres, jonchent le sol. Au bas de la rue Chikh Amer, une mini-décharge publique a maintenant, pris racine et prend les proportions alarmantes, surtout qu’elle se trouve à moins de cents mètres de la place, lieu de rencontre des villageois.

Quelques mètres en amont et large d’une dizaine de mètres, un autre amoncellement d’ordures grossit, chaque jour un peu plus, sur des gravats issus de la démolition de l’ancien siège de la kasma.

Les deux tas n’ont pas encore, fini de se consumer et de dégager de la fumée. La nouvelle stratégie de collecte d’ordures, consiste, en effet, à les incinérer sur place, sans aucun égard pour les habitants des maisons voisines.

Une méthode efficace et nul besoin de personnel. On imagine difficilement le passage rapide et sommaire du balai, venir à bout de toutes les ordures de l’agglomération qui semblent se donner rendez-vous au centre-ville, déjà poussiéreux et encombré de gravats. Les eaux usées de la rue Bounouar longent les trottoirs et rejoignent celles plus noirâtres, de la rue colonel Amirouche, pour couler dans le seul avaloir encore en état bien qu’il soit en « activité » depuis la colonisation. Il ne tardera pas à suivre le chemin des autres, au vu des ordures qui s’accumulent sur sa grille. Si Michelet est réputé pour être une ville sale (c’est bien dommage), sa situation, ces derniers temps, s’est empirée, pour devenir insalubre. Ce qu’aucune raison ne peut justifier.

A. O. T.