Une espèce menacée

Si des mesures de protection draconiennes ne sont pas prises en urgence, plus de 70 espèces d’oiseaux risquent de disparaître à jamais dans nos forêts, champs et jardins.

En effet, le chardonneret (Timrakent), cet oiseau au beau plumage multicolore réputé pour ses qualités de « chanteur » fait partie de ces espèces en voie d’extinction.

A l’instar d’autres régions du pays —dans l’Algérois par exemple — en Kabylie aussi, ce « rossignol » est victime d’une chasse sans relâche, de l’expansion urbaine…

Il a contrairement au moineau (Iziwech) et au pigeon qui continuent d’y proliférer, vite disparu de nos jardins. Aujourd’hui, la traque continue par des jeunes en quête d’une hypothétique pièce de monnaie qui vendent ces oiseaux en toute quiétude dans les magasins, marchés… sans que les associations de protection de la nature (s’il en existe) ne lèvent le petit doigt. Ces dernières années, il faudrait parcourir plusieurs kilomètres pour espérer voir cet oiseau friand de graines de chardon (taghediwt).

Ce chanteur est donc victime d’une chasse intensive, et de la détérioration de son milieu naturel.

Il arrive fréquemment que lorsqu’un « chasseur » attrape à l’aide de la glu une femelle, au lieu de la relâcher… la tue. Ces braconniers (la plupart des jeunes chômeurs mal informés) doivent savoir que contrairement au mâle, la femelle du chardonneret ne chante pas. Malgré son malheur dû à son « incarcération », le beau chardonneret a trop de qualités. Il ne peut s’en passer de chanter.

S. K. S.