Les retraités par… la petite porte

Dans la longue chaîne, on remarque des vieillards qui dépassent 80 ans et même des handicapés moteurs invalides à 100% s’agissant en majorité de retraités de France donc, venus retirer des sommes assez importantes d’argent, un fourgon de la police stationné un peu à l’écart surveille discrètement la chaîne qui avance très lentement.

L’attente insupportable soulève des gémissement plaintifs qui s’élèvent de la foule des vieux agglutinés devant le portail de l’agence sous un soleil de plomb.

En usant un peu des coudes, nous nous sommes approchés de l’entrée pour comprendre le pourquoi de cette lenteur qui fait vivre un véritable calvaire à ces retraités dont, certains que ne supportent plus leurs genoux, se sont carrément laissés tombés à terre sur le bord d’un trottoir qui ressemble à une « plaque chauffante » puisque exposé au soleil. Première surprise : la porte d’accès à l’intérieur ressemble à ces « portes contrôles » de la douane qui permet l’accès à une seule personne et encore à condition qu’elle ne soit pas obèse, une porte qui ne s’ouvre que pour faire rentrer trois clients et se refermer.

Deuxième surprise, cette agence est dotée d’un hall climatisé assez spacieux pour contenir plus de 80% des clients que l’on fait attendre dans une fournaise ; des retraités dont la majorité sont hypertendus ou diabétiques.

Un employé de cette banque qu’on a abordé pour avoir de plus amples explications à propos de ce tableau qui fait remonter les souvenirs d’une époque qu’on croyait révolue à jamais en 2009, et cela par souci de couvrir fidèlement cet état de faits, a répliqué par une réaction qui frôlait une agression verbale et qui a  » courageusement  » refusé de décliner son identité et son grade après nous être présentés. un autre fait qui mérite d’être souligné est l’excès de zèle en… galanterie a l’égard de jeunes femmes, bien en équilibre sur leurs solides jambes qui sont passées en priorité, ni chaîne, ni attente, un traitement de faveur qui soulève des… râles de colère dans la chaîne, par des vieillards ayant dépassés l’âge de pouvoir protester énergiquement et se faire respecter.

Oulaid Soualah