Comme tout ailleurs au niveau de la wilaya de Tizi Ouzou, à Frikat, il existe toujours au chef-lieu une cité bidonville. « Ce sont des baraques en roseaux et en tôles qui sont là depuis 1959. Toutes les démarches des exécutifs qui se sont succédé à la tête de notre APC n’ont pu recouvrir cette plaie. C’est une opération que nous allons continuer jusqu’à son aboutissement », nous a fait savoir le maire de Frikat. Interrogé si une avancée est enregistrée afin d’éradiquer cette cité bidonville, il nous a répondu qu’en principe soixante sept logements RHP étaient inscrits pour la municipalité qu’il préside. « Il faut concrétiser ce programme. Nous allons ensuite dégager cette assiette foncière dont nous avons besoin surtout que notre commune souffre du problème du manque de foncier », a-t-il estimé. D’abord, il faut dire que parfois, il est demandé aux bénéficiaires de participer financièrement. Pour cela, la plupart d’entre eux se trouvent dans l’incapacité de verser un sou quand on sait que ces citoyens sont tous des démunis. Ensuite, il faut ajouter que ces programmes ne trouvent pas de preneurs en raison de leur coût de réalisation qui est en de ça des existences des entreprises. Ainsi, s’engager à délocaliser cette cité reste tout de même un autre défi que devraient relever les autorités locales de la commune de Frikat. Ces dernières ne veulent pas faire la même chose que l’exécutif de 1997 à 2002 qui a réalisé des habitations groupées aux couches défavorables si bien qu’une grande partie du foncier du chef-lieu a été consacrée à ce programme. La solution de délocaliser cette cité résiderait aussi dans le traitement définitif de l’affaire des logements squattés depuis des années. En tout cas, le maire de Frikat et ses adjoints veulent à tout prix en finir avec ces bidonvilles dont l’aspect défigure le chef-lieu quels que soient les opérations qui y seraient engagées.
A. O.
