Les APC d’Aït Yahia Moussa, Abi Youcef et Makouda fermées par la population

Trois APC ont été bloquées hier, dans la wilaya de Tizi-Ouzou par la population.

Il s’agit des mairies d’Aït Yahia Moussa, Abi Youcef et Makouda. Dans cette dernière localité, les habitants du village Tinkachine ont également fermé les sièges de la daïra et de l’Algérienne des eaux (ADE). Ils réclament l’amélioration du cadre de vie. Ainsi, ils estiment que leur cité manque de commodités, n’a ni réseau d’assainissement ni eau potable et son réseau routier est dégradé. L’eau potable constitue la principale revendication des manifestants à Abi Youcef. Selon nos informations, les habitants de la commune qui ont décidé de passer à l’action pendant la journée d’hier, auraient suspecté une odeur « anormale » dans l’eau qu’ils consomment. Ayant peur pour leur vie, ils ont décidé de sortir dans la rue afin d’alerter les pouvoirs publics sur le problème. Simultanément, à Aït Yahia Moussa, les villageois d’Afir et Aït Slimane ont mené une même action en procédant à la fermeture du siège de leur APC. Les habitants des deux villages protestent contre les retards pris pour la réalisation des projets accordés pour leurs villages suite aux incendies de l’été dernier. En somme, c’est la prise en charge des problèmes qui est encore une fois mise sur le tapis par la population. Ces manifestations de rue sont devenues monnaie courante à Tizi-Ouzou. Il ne se passe pas un jour sans que l’on signale ici ou là, une action du genre. Fermeture des sièges des édifices publics et blocage des routes sont devenus la forme la plus simple pour réclamer ses droits et crier sa colère. Il y a quelques jours, Tizi-Ouzou a renoué avec les émeutes caractérisées par les affrontements entre la population et les agents de l’ordre, à Oued Aïssi. La grogne gagne la wilaya qui ne retrouve toujours pas sa sérénité. Les problèmes persistent au grand dam de la population qui finit souvent par se lasser d’attendre des solutions qui ne viennent pas sans recourir à la rue pour se faire entendre. Hélas, c’est la nouvelle culture dans le rapport gouvernant-gouverné qui s’est installé « confortablement » dans la capitale du Djurdjura, détectant une faille dans la gestion des affaires de la cité.

M. O. B.