Une vie difficile pour les habitants d’Aït Argane

Comme tous les villages, Aït Argane situé au flanc nord du Djurdjura, distant environ de 7 kilomètres du chef-lieu de la commune d’Agouni Gueghrane et de 15 kilomètres du chef-lieu de daïra des Ouadhias, est sans aucune doute, l’un des villages les plus démunis d’Algérie. Son relief montagneux, très accidenté, et son réseau routier fait de pistes cahoteuses font que cette bourgade n’a pas d’existence administrative. Sans aides, conséquences du blocage de la commune récemment (plus de 2 mois), cette dernière ne peut faire face au développement de ses atouts naturels. De prime abord, la première impression qui frappe le voyageur qui longe la côte du chef-lieu de daïra vers le village, c’est qu’il faut attendre des heures pour pouvoir se déplacer. « Chez nous le transport fait défaut », nous dit un citoyen. D’autre part, cet ensemble de hameaux où le marasme et la désolation poussent les habitants à l’exode pour gagner leur pain, accuse une multitude de privatisation et de préoccupation. En matière d’équipement, le réseau d’assainissement dont a bénéficié le village rural, il y a près d’une décennie semble faire défaut à entendre un habitant étant donné que les conduites d’évacuation sont obstruées en plusieurs endroits. « Cet équipement nécessite une réfection et pour remédier à cette imperfection, nous sommes contraints d’aménager des fosses septiques », nous a déclaré un autre habitant. « S’agissant de l’alimentation en eau potable (AEP) notre même interlocuteur affirme que les villageois ont dû faire une quête afin de réparer les réseaux. L’eau arrive rarement en cette période d’été », ajoute-t-il. L’absence des infrastructures primaires rendra la vie difficile au village d’Aït Argane qui est complètement dépendant des subventions de l’Etat d’un côté. D’un autre côté, le village ne connaît aucune activité économique pouvant dissuader l’exode de ses habitants. Avec tout ce manque, l’APC reste encore bloquée ? La faute à qui ?… La politique…

Mouloud Zerbout