L’Association scientifique «Ammi Amar» du village Semmache dans la commune d’El-Adjiba a pris la louable initiative de rendre hommage à l’un des siens par l’organisation d’une série d’activités culturelles et sportives qui s’étaleront du 09 au 14 du mois en cours sous l’égide du président de l’APC. Ainsi, Tamusni, cadre organisateur de ces festivités, a pensé faire jouer les vétérans dans un tournoi de football qui regroupera quatre clubs issus respectivement de ce village même, d’El-Adjiba, de Bechloul et enfin d’El Esnam. Cette activité sportive sera abritée par le stade communal situé à El-Adjiba et drainera à coup sûr un public nombreux.
En parallèle à cela, une soirée culturelle est au programme de cette association sous le slogan : «Oui au dialogue et le pardon, non à la violence.»
Durant cette soirée, les citoyens auront droit à une conférence-débat qui sera animée par le Dr Saïd Bouizeri. Natif du village organisateur, le conférencier spécialisé dans les affaires juridiques et religieuses en même temps, a répondu favorablement aux sollicitations de ses concitoyens pour une rencontre à l’effet de débattre des questions de l’heure. La soirée sera clôlurée par des récitals poétiques animés par une pléiade de poètes de la région. Il est à souligner qu’à la fin de ces festivités, et en dépit du manque criant de moyens matériels et financiers, Tamusni n’a pas lésiné sur les efforts pour préparer des cadeaux à remettre à la famille du défunt et également aux autres participants. Selon A. Bellal, membre de cette association «Notre cadre ne dispose pas des moyens financiers qui nous faciliteront la tâche. Mais l’apport de notre APC a été considérable, et ses dons ne sont pas à sous-estimer.» Rappelons par ailleurs que cette action vise à revisiter la mémoire d’un enfant du village, ravi aux siens à la fleur de l’âge. Med Chérif Salmi, car c’est de lui qu’il s’agit, est issu d’une famille modeste. Orphelin de père, le défunt a, après avoir accompli son Service national, rejoint la garde communale pour d’abord poursuivre son combat contre l’obscurantisme et par ricochet subvenir aux besoins de sa famille.
Une dizaine d’années après, soit le 1er juin passé, il tombe sous les balles assassines d’un de ses collègues de travail au détachement de Chréa dans la commune d’El-Adjiba alors qu’il n’avait que 39 ans.
Durant ce jour fatidique, avant que la nouvelle de sa mort ne tombe tel un couperet, sa mère était en train de rouler du couscous qu’elle préparait pour fêter le mariage de son fils. Mais le destin en a décidé autrement !
M. Smail
