Contrairement aux autres régions d’Algérie où on travaille d’arrache-pied pour la préservation de l’environnement et sa sauvegarde, chez nous c’est la course pour celui qui jettera le plus d’ordures et occuper un espace plus large surtout à vocation touristiques au point où l’appellation d’antan “verdure de Kabylie” a laissé place à “verre dur” de Kabylie en raison de ces tonnes de bières jetées un peu partout.
Ce phénomène ne cesse de faire des ravages en matière de pollution depuis cette nouvelle procédure de vente de boissons alcoolisées avec emballage jetable. Parmi les endroits les plus touchés par cette pollution “préméditée”, citons le site touristique Aïn Zebda qui s’est vite transformé en une décharge sauvage sur le territoire de la commune d’Ath Mlikèche. Avec le temps cette décharge a pris de l’ampleur tout en favorisant la pollution des sources d’eau, des propriétés privées en plus des dangers d’incendies qui se déclarent durant la période de canicule en causant des dégâts importants au secteur de l’agriculture. Pour mettre fin à cette situation, l’exécutif communal et par voie de délibération N° 19/2006 du 03/09/2006 portant délocalisation de la décharge de Aïn Zebda, celle-ci fut rejetée par la tutelle sans pour autant connaître les raisons d’un tel rejet.
En attendant qu’une issue soit trouvée en haut lieu pour éviter toute conséquence fâcheuse, les communes d’Ath Mlikèche (Béjaïa) et d’Aghbalou (Bouira) se disputent la propriété du lieu d’implantation de cette décharge qui, de son côté, connaît une croissance sans précèdent et peut provoquer des effets néfastes sur “Dame nature” dont les seuls bourreaux sont ces gens qui manquent de civisme.
Achiou Lahlou
