La wilaya de Tizi-Ouzou vit au rythme d’un remue-ménage incessant. A l’approche du mois sacré, les préparatifs pour le mois sacré vont bon train. Ainsi, si les citoyens se mettent d’ores et déjà à faire leurs achats, les pouvoirs publics portent les derniers réglages afin de garantir un mois reluisant, « comme on n’en jamais passé auparavant ».
C’est la même ambition que nourrissent chaque année les autorités tous secteurs confondus, mais à l’arrivée, Tizi passe des ramadan, qui se ressemblent. Point d’amélioration dans le quotidien des jeunes qui se voient appeler à se sacrifier pour se permettre un mois de toute gaieté, sinon les mesures « draconiennes » prises par les pouvoirs publics ne servent souvent qu’à limiter les dégâts.
Ainsi les prix grimpent, au grand dam de la population, vertigineusement durant le mois sacré et ce malgré l’impressionnant dispositif de contrôle qu’on met en place pour la circonstance.
Les Tizi-Ouzouens ont pris l’habitude à la veille du mois de jeûne de voir annoncée une batterie de mesures. Toutes les directions s’y mettent de la partie. La DAS a évoqué il y a quelques jours la mobilisation d’enveloppes financières colossales pour venir en aide aux nécessiteux.
De son côté, la DCP a mobilisé cette année 70 agents de contrôle des prix et de la qualité de marchandise. L’année passée, la même direction a fait appel à 50 agents pour assurer la même mission.
Une mission qui a été sanctionnée par la fermeture de huit magasins pour non-respect des critères de la propriété, entre autres raisons.
Les 70 agents mobilisés cette année auront à sillonner tout le territoire de la wilaya. Ils seront d’ailleurs scindés en 21 brigades et travailleront sept jours sur sept.
Les commerçants qui seront tentés de spéculer pour gagner un peu plus d’argent comme il est de pratique en pareilles occasions sont donc avertis.
La DCP de Tizi-Ouzou promet de veiller au grain. Par ailleurs, on a appris que le changement d’activité durant ce mois de jeûne est soumis à une autorisation. Sans celle-ci, la commercialisation des zalabias, de pain et autres gâteaux est strictement interdite.
Ainsi, si cette dernière mesure est respectée, on ne trouvera pas ces zalabias partout comme ce fut le cas les années précédentes.
Encore une fois, doit-on dire, tout semble être mobilisé afin de permettre un mois sacré moins stressant.
Il est à espérer que ces mesures seront accompagnées concrètement de visites sur le terrain.
M. O. B.
