Les commerçants du chef-lieu s’insurgent

Les commerçants de Tighilt-Bougheni, chef-lieu de la commune de M’kira n’arrivent pas à contenir leur colère à cause de leurs affaires qui vont de mal en pis.

« Nous sommes au bord du gouffre. Nous n’arrivons plus à nous en sortir surtout, depuis que le marché est devenu bihebdomadaire », nous confie l’un d’eux tout en ajoutant que sa corporation a saisi le P/APC pour intervenir. Il est vrai que ces dernières années, le marché de M’kira a connu un essor considérable alors que sa notoriété ne cesse de monter.

« Le marché de Tighilt-Bougueni est le plus silencieux et le plus sûr du monde. D’ailleurs on peut même entendre voler une mouche. Il n’y a ni cris de marchands, ni les décibels des hauts parleurs, nous confie cet enseignant qui nous fait remarquer que c’est un lieu familial où les femmes peuvent faire leurs achats en toute tranquillité avec bien sûr les vrais commerçants qui sont de la localité ».

Au demeurant, plusieurs citoyens âgés n’hésitent pas à nous approcher pour nous parler de « Souk Yemkhirène » ou le « Souk Lekhmis » car il se tenait les jeudis.

« Souk Lekhmis se tenait tous sur l’emplacement de l’actuelle école primaire de Tighilt-Oukerrouche. Il a été interdit après l’insurrection de 1871 car il était le rendez-vous de tous les Iffissène Oumellil. Il faut que nous retournions à ce jour, surtout avec le changement de la journée du repos hebdomadaire », nous déclare notre interlocuteur.

Essaid N’Aït Kaci