Outre les affres du terrorisme subies durant plus d’une décennie, les habitants des agglomérations de Lami et Haï Aoudia entre Tidjelabine et Corso sont confrontés à d’autres difficultés.
Les villageois se plaignent surtout de l’insuffisance criante de couverture sanitaire. Réceptionné à Haï Aoudia, il y a plus d’une année, un centre de soin reste bizarrement fermé, constatent avec dépit les habitants des lieux.
La promesse donnée par la direction locale de la santé d’équiper ledit centre ne s’est guère inscrite dans les faits. Et un villageois d’enchaîner :
« Un tel retard est inadmissible, d’autant que la nouvelle carte sanitaire conçue par les pouvoirs publics prévoit de médicaliser, voire de doter en moyens humains et matériels toutes les infrastructures relevant du ministère de tutelle. «
D’autres problèmes sont soulevés par les habitants des hameaux voisins de Lami M’rayel et Belhasnet : mauvais état des ruelles de certains quartiers, dégradation du chemin vicinal qui relie l’ex-belle fontaine à M’rayel défaillance de l’éclairage public et manque d’eau potable.
Il va sans dire que ce manque criant de commodités exaspère les villageois particulièrement en ce mois de jeûne, en plus d’autres incidences sur le rendement des potaches dont la rentrée est prévue dans deux semaines.
Salim Hadddou
