La rupture de 17 jours consécutifs survenue en juillet passé, par exemple, et dont le retour dans les robinets s’est fait remarqué par une impureté caractérisant l’eau potable, a suscité quelques inquiétudes au sein des foyers, un triste constat qu’un citoyen décrit ainsi : « Elle était mélangée à de la terre, et affreusement infecte même ».
Etant natif et résidant à Aomar, celui-ci sait que cette dernière « est alimentée à partir d’un puits de 8 m de profondeur creusé à Boularbah ».
Les populations locales des Sadi Moussa, Bouiri, et Djaouhri, ne consomment pas de cette eau douteuse, et préfèrent perdre un peu d’argent en louant les services de prestataires pour un approvisionnement de qualité depuis les fontaines de Aïn El Bour, et autre Béni Mellil.
L’eau du robinet lorsqu’elle disparaît de longs moments se fait ressentir quand même du fait que précise le résidant : « C’est de celle-ci qu’on entretient nos corps, nos maisons et les jardins ». Tout le monde à Aomar sait que l’eau coulant des robinets n’est pas traitée, la preuve on ne la boit pas, mais le prix de revient, dénonce-t-il « est chèrement facturé. Figurez-vous que malgré son indisponibilité nous la réglons à raison de 640 DA le trimestre ». L’autre fait important qui n’échappe pas au regard très observateur du citoyen d’Aomar est ce relâchement dans l’intervention, on dirait que depuis le lancement du projet de réalisation du branchement de la région au barrage Koudiet Acerdoune en transitant par Boulerbah, cette entreprise d’envergure fait remarquer le résidant « semble avoir amplifié l’inaction, on ne répare plus sous prétexte qu’on sera très prochainement alimenté par Koudiet Acerdoune ».
A. Chérif
