Cela avant d’être appelés à entamer les discussions entreprises au niveau de la daïra, en présence des élus locaux, des comités de village et du médiateur de la wilaya, comme cela a été éxigé par les manifestants. Ce médiateur n’est autre en fait que le chef de daïra de Tizi-Ouzou par intérim. C’est au milieu de l’après-midi que ladite réunion a été tenue, une réunion durant laquelle les revendications des villages de Betrouna ont été passées en revue. Ils réclament ainsi le gaz de ville, la refection du réseau assainisement, le goudronnage des routes, des centres de soins; des aires de jeu… « Notre douar est une zone complétement abondonnée », nous explique un membre de ces comités du village, Ali Belabès en l’ocurence. Cela dit, la principale revendication de ces villageois reste le ramassage scolaire pour leurs enfants, les lycéens et les universitaires. Ces derniers font les va-et-vient vers Tizi-Ouzou où se trouvent leurs établissement en empruntant le transport des voyageurs à 25 DA la place. « Imaginez un père de famille qui a sa charge 4 à 5 lycéens et universitaires ! Il doit avoir une petite fortune pour subvenir à leurs besoins », nous explique-t-on encore. Celui-ci a même sélectionné la scolarité de ses enfants, faute de moyen. Et souvent c’est la fille qui paye les frais. Pour M. Bellabes et ses camarades, il est temps que cet était de chose cesse. « On a trop patienté jusqu’ici. Pourtant, nous avons saisi tous les responsables concernés sur le marasme dans lequel nous vivons en vain », disent les manifestants, représentant les villages de Betrouna, un douar s’étalant de Tizi-Ouzou jusqu’à la commune de Maâtkas sur 25 km.
Ce n’est pas la première fois que ce douar mène une action de rue pour réclamer les mêmes revendications. Le mois de mai dernier, les villageois ont bloqué la route pendant deux jours. C’est à partir de là que leur plate-forme de revendication à été remise à qui de droit. Les manifestants attestent qu’ils ont même tenu une réunion avec l’exécutif de l’APC en présence du maire pour débattre des problèmes soulignés, mais aucune suite aux doléances des villageois n’est venue. Voyant que les autorités locales et les pouvoirs publics « n’ont pas bronché », les comités de villages élargis en conseil ont décidé de réinvestir la rue une fois de plus. Ils étaient quelque 200 personnes à avoir fermé l’APC hier. Ils promettent qu’ils reviendront à la charge si des solutions concrètes à leurs problèmes ne voient pas le jour. « Nous fermerons le siège de la daïra et l’autoroute si le statu quo persiste », nous dit M. Belabbes.
M. O. B.
