Boulezazène, un village oublié

A Boulezazène, un village situé au nord-est du chef-lieu de la commune de Melbou, les 2 000 habitants recensés n’arrivent pas à ce jour, et depuis très longtemps, malheureusement à sortir de la claustration qui les pénalise notamment les jeunes gens.

Rien d’étonnant que la patience de ces jeunes soit altérée ils n’ont pas manqué l’occasion pour exprimer leur ras-le-bol, lors d’une petite virée dans ce village. Ils ont soulevé, avec amertume, leurs problèmes qui ne semblent pas connaître la fin. L’on ne parle que de la morosité dans laquelle est plongée la masse juvénile.

En l’absence d’infrastructures culturelles et sportives, celle-ci est livrée à elle-même.

Aucune activité n’est exercée, faute d’absence d’associations ou d’un comité de village.

Pour organiser un simple gala artistique ou une exposition de livre, comme à chaque occasion, les jeunes ne trouvent pas d’emplacement. A ce titre, l’on signale que le printemps berbère y a été toujours célébré dans les années passées, présentement personne ne s’y intéresse.

Les jeunes footballeurs ont leurs problèmes. Ils trouvent, en effet, des difficultés à organiser des tournois de football pour cause de l’état dégradé de l’aire de jeu située au lieudit Laâch n tgarfa. L’équipe représentant ledit village a toujours été la championne dans tous les tournois organisés, que ce soit au niveau communal ou intercommunal.

Cette année, un tournoi a été organisé à Tizi El Oued, une localité située à 2 km du chef-lieu et c’est l’équipe de Boulezazène qui a remporté la finale, face à l’équipe de Tamridjet avec un score de

3 à 1.

« C’est déchirant qu’un tel village de 2 000 habitants dont 50% des jeunes ne dispose pas d’infrastructures sportives et culturelles et cela depuis des décennies. Nous regrettons tellement d’avoir mis des responsables qui ont géré et qui gèrent l’APC de façon à ne pas satisfaire cette masse juvénile qui ne demande qu’une chance de se faire connaître », regrette Hamid, un villageois.

L’on insiste par ailleurs à dénoncer la catastrophe que vit le village depuis 5 ans de cela. Il s’agit, en effet, de l’absence totale de l’eau potable.

Le manque de ce liquide vital a transformé la vie des habitants en un calvaire insupportable et prennent leur mal en patience. Un projet d’AEP a été affecté pour la localité dont deux réservoirs sont réalisés en amont du village, reste que la distribution tarde à voir le jour. Selon les habitants de la contrée, un problème de litige avec des citoyens a été la cause du retard dudit projet lancé il y a près de 2 ans de cela. Durant tout ce temps, la population était contrainte de s’approvisionner des sources et des fontaines privées. Le plan de citernage lancé par la municipalité n’est malheureusement pas une solution pour beaucoup de citoyens.

K. Taibi