L’Orchestre symphonique national organisera, les 9 et 10 septembre prochain, deux concerts à Alger à la salle El Mougar et à la Maison de la culture Mouloud Mammeri de Tizi-Ouzou en l’honneur du compositeur et interprète Akli Yahiatène. Le programme prévu sera un relais entre l’ancienne et la nouvelle génération car à côté de la sublime voix d’Akli Yahiatène, il y aura des jeunes voix qui interprèteront des succès du grand artiste. Né en 1933 à Aït Mendès, près de Boghni (wilaya de Tizi Ouzou), Akli Yahiatène émigre en France dans les années 1950 et fréquente le milieu artistique du Quartier latin (Paris) où il côtoie Slimane Azem, Zerrouki Allaoua et Cheikh Hasnaoui. Militant du FLN, il est arrêté et détenu à plusieurs reprises. Lors de ses séjours en prison, il compose plusieurs chansons dont El Menfi, reprise d’un vieux chant d’exil composé au lendemain de l’insurrection de 1871. Et du verdict sans appel : la déportation en Nouvelle-Calédonie de la plupart des meneurs. Yal Menfi (l’exilé ou le banni) évoque les souffrances endurées par les immigrés algériens de toutes les époques. Cette chanson est un standard de Akli Yahiatène reprise par Rachid Taha
Kahina Idjis
