Les problèmes de raffinage rencontrés notamment aux Etats-Unis depuis les derniers incendies ajoutés aux chiffres de l’emploi qui ont considérablement augmenté obligeant ainsi une forte consommation de l’énergie de la part des consommateurs sont autant de facteurs qui pourraient pousser le cours du baril de pétrole à franchir la barre des 70 dollars. Chose qui ne fera en principe que conforter l’économie algérienne en compressant le taux de chômage établi à 30% aujourd’hui. Or, l’on apprend qu’aux moments où « l’Etat et Sonatrach sont inondés d’argent à ne plus savoir quoi en faire », (une déclaration de Chakib Khelil reprise par notre confère Le Soir d’Algérie), plusieurs contractuels de cette entreprise ont été mis au chômage. Par ailleurs, aux Etats-Unis les bons résultats économiques enregistrés toute la semaine, notamment celui de l’emploi qui a enregistré 207. 000 postes de travail en juillet au lieu de 180. 000 prévus, font craindre aux pays consommateurs de nouveaux records du baril. Le marché pétrolier est en pleine effervescence du fait que deux raffineries américaines ont échoué à redémarrer, selon l’AFP. « Après les nouveaux records établis cette semaine, le prochain obstacle à franchir est la barre des 70 dollars », s’inquiètent certains analystes occidentaux. La Bourse américaine a reculé la semaine passée, alors que l’influence du pétrole s’est fait sentir avec de nouveaux records historiques du baril, et que de bons chiffres économiques font craindre un prolongement des relèvements des taux de la Réserve fédérale pour contrôler l’inflation. Les créations d’emplois sont ainsi au plus haut depuis le mois d’avril. Le salaire horaire moyen a une nouvelle fois augmenté en juillet après une hausse enregistrée en juin dernier. Sur un an, le salaire horaire moyen a gagné 2,7%, selon les chiffres publiés vendredi par le ministère américain du Travail. « Nous avons eu de bons chiffres économiques toute la semaine, mais le prix du pétrole au dessus de 60 dollars semble causer quelques soucis au marché », a déclaré Peter Cardillo, stratège chez SW Bach et d’ajouter que « le marché a du mal à le digérer ». Le baril de brut a fini vendredi sur un record de clôture à 62,31 dollars, en hausse de 93 cents sur la séance. Il avait inscrit mercredi un record historique à 62,50 dollars, en raison des inquiétudes sur les approvisionnements. Des incidents la semaine dernière dans plusieurs raffineries américaines avaient déjà provoqué « l’inquiétude » des pays consommateurs concernant les approvisionnements alors que l’été, période de grande consommation d’essence, n’est pas fini et que les raffineurs doivent commencer à reconstituer leurs stocks de fioul de chauffage avant l’hiver. En juin, rappelle-t-on, le président de l’Opep, le Saoudien Ali al-Nouaïmi, a lancé un appel aux pays consommateurs: « Commencez à construire des raffineries et vous résoudrez peut-être la moitié du problème » des cours élevés. Or à ce jour, il est constaté que l’industrie mondiale du raffinage se trouve en état de sous-investissement chronique depuis la crise asiatique de 1998.
Synthèse Sabrina B.
