Sans faire exception à la règle qui veut que Gandahar de Lakhdaria accueille son lot de préoccupations chaque année, celles en cours reçoivent les siennes malgré la persistance de situations non encore résolues. Tel l’affaissement de terrain qu’elle a connu juste à l’entrée de la cité, suite aux chutes de pluies torrentielles qui se sont abattues sur la région l’hiver 2008 et dont se seraient plaints les locataires, mais en vain.
C’est d’ailleurs à ce niveau qu’un problème d’une autre nature a éclaté, compliquant davantage la mauvaise posture où se trouvent les gens de la cité qui, en plus du risque de voir leurs enfants tomber dans l’énorme faille, assistent impuissants, se désole l’un d’entre eux « à la dégradation de l’environnement provoqué par l’éclatement de canalisations d’assainissement ». Des égouts à ciel ouvert maintes fais signalés aux services concernés, lesquels ne se seraient même pas donnés la peine de se déplacer pour constater la désolation qui y prévaut.
Une doléance non satisfaite qui évolue, hélas, vers le pire et qui va en s’aggravant depuis, s’inquiète mon interlocuteur, « les enfants du quartier descendent dans la faille pour s’amuser dans ce milieu infecte ». Un peu plus loin, en contrebas du nouveau CEM de Gandahar, se dressent à même le sol des ordures ménagères évacuées vers cette place par les occupants des immeubles qui, faute de passages réguliers des camions collecteurs « sont contraints de les déverser à proximité du CEM ». Il va sans dire que de tels emplacements anarchiques d’immondices, condamnent les élèves et les professeurs à supporter à longueur de journées un pareil supplice.
A. Chérif
