A vos bourses !

Les rues et ruelles de la ville de Bouira ont connu hier une animation particulière. Bouira, qui ressemblait jusque-là à une ville fantôme où tout marchait pratiquement au ralenti, a renoué avec son ambiance habituelle d’antan. Hier au quinzième jour du mois de jeûne, et malgré la chaleur, il y avait foule partout en ville. Aussi bien au centre-ville qu’au marché hebdomadaire sis à la gare routière, le décor était pratiquement le même.

Circulation intense, embouteillage, parking pleins à craquer et un intense mouvement de foule, voilà en gros ce qui a caractérisé la ville de Bouira en ce deuxième jour du week-end.

En effet, dès le matin et durant une bonne partie de la matinée la plupart des trottoirs étaient bondés de monde.

Des familles pour la plupart en compagnie de leurs progénitures faire leurs achats de la rentrée scolaire.

Au niveau du boulevard Bouabdellah, une rue commerçante du centre-ville, la plupart des commerçants notamment les vendeurs de vêtements et de chaussures ont ouvert leurs magasins au public venu en masse faire leurs achats.

Non loin de cette rue, au pont Sayeh plus exactement, femmes et enfants font les boutiques, en passant d’un magasin à un autre à la recherche de meilleurs prix. Des prix qui demeurent encore et toujours exorbitants et inaccessibles au commun des gens.

Pour une paire de chaussures, il faut débourser plus de 1000 DA, les pantalons, eux, frôlent les 1200 DA. Le prix de la blouse, lui, varie entre 300 et 400 DA, il faut dire qu’en pareille période, bon nombre de commerçants peu scrupuleux des lois et amateurs du gain facile, revoient à la hausse les prix des marchandises.

Une aubaine pour ces « requins » de renflouer. Fuyant les magasins qui affichent des prix plutôt élevés, beaucoup de familles bouiries préfèrent se rendre dans le marché hebdomadaire de la ville. Un endroit où se côtoient les commerçants formels et informels qui a connu hier une grande affluence de familles. Certes, la marchandise proposée à la vente, en provenance de Chine, est de qualité inférieure mais ses prix plutôt bon marché attirent de plus en plus de ménagères et pères de famille.

Des familles ayant beaucoup d’enfants à charge et disposant de revenus modestes pour la plupart. Parmi ces couches sociales, certains choisissent le marché hebdomadaire pour sa friperie. S’agissant des prix affichés hier au niveau de ce marché où une panoplie de produits se trouvent étalés, ceux-là sont moins élevés que ceux affichés au niveau des magasins du centre-ville.

Par exemple, la paire de chaussures made in China coûte entre 500 et 600 DA.

Cette différente des prix fait que le marché hebdomadaire est plus attractif que les autres commerces. Ce constat est aussi valable pour les fournitures scolaires.

Celles-ci affichent des prix abordables et moins élevés au niveau du marché comparativement à ceux pratiqués dans les librairies. En tout cas, les achats de la rentrée scolaire sont très coûteux et risquent d’éroder davantage le pouvoir d’achat des chefs de famille déjà mis à rude épreuve durant la première quinzaine du mois de ramadan. Qu’ils soient effectués au marché ou dans les commerces du centre-ville, les achats sont à vrai dire inévitables.

A une semaine de la rentrée scolaire prévue le 13 septembre, les préparatifs battent leur plein et les parents ont encore quelques jours devant eux pour faire les achats de vêtements, chaussures et autres fournitures scolaires.

Des achats qu’ils pourraient faire même le soir à la faveur des sorties nocturnes.

Dans ce contexte particulier, les parents n’ont d’autre choix que de subvenir aux besoins de leurs enfants souvent trop exigeants, en matière de vêtements et d’affaires scolaires.

Djamel M.